Jeux d'hiver 2026 : le CIO disqualifie Heraskevych, Cizeron sacré sous controverse

Aux Jeux d’hiver de Milan-Cortina, les performances sportives s’enchaînent entre records et médailles, tandis que certaines décisions du Comité international olympique suscitent des recours et des réactions publiques.

Jeux d'hiver 2026 : le CIO disqualifie Heraskevych, Cizeron sacré sous controverse

Les compétitions des Jeux olympiques d’hiver 2026 se poursuivent entre Milan et les sites alpins de Cortina et Livigno. Le Comité international olympique (CIO), chargé de l’organisation des Jeux et de l’application de la Charte olympique, a disqualifié le skeletonneur ukrainien Vladyslav Heraskevych. Son casque a été jugé non conforme aux règles interdisant toute expression politique sur l’équipement. Dans le même temps, des médailles ont été attribuées en ski alpin, patinage de vitesse, danse sur glace et snowboard cross, avec plusieurs records enregistrés.

Super-G, patinage et snowboard : une journée dense en podiums

À Cortina, Romane Miradoli a remporté la médaille d’argent en Super-G. Il s’agit de la première médaille olympique pour le ski alpin féminin français depuis 2002. La discipline, qui combine vitesse et technicité sur un tracé unique, s’est disputée dans des conditions de visibilité réduite sur la piste de la Tofane.

En patinage de vitesse, l’Italienne Francesca Lollobrigida a décroché un deuxième titre olympique. L’Américain Jordan Stolz a établi un record olympique dans sa spécialité, mettant fin à une série de victoires néerlandaises. En snowboard cross masculin, l’Autrichien Alessandro Hämmerle a conservé son titre à l’issue d’une finale marquée par plusieurs dépassements dans les derniers mètres.

« Un record olympique de plus, et les chronomètres restent les seuls arbitres incontestés. »

En danse sur glace, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont remporté la médaille d’or. Ils ont devancé le duo américain Madison Chock et Evan Bates. Cette victoire intervient alors que des accusations publiques visant d’anciens partenaires ont circulé sur les réseaux sociaux, sans incidence formelle sur la compétition.

Casque mémoriel et recours devant le TAS

La disqualification de Vladyslav Heraskevych concerne un casque portant les visages d’athlètes et d’entraîneurs ukrainiens décédés depuis le début de la guerre en Ukraine. Le CIO a estimé que cet élément constituait une prise de position non autorisée au regard de la règle 50 de la Charte olympique. Cette règle encadre les expressions politiques, religieuses ou raciales dans les sites olympiques.

Le sportif n’a pas pris le départ de son épreuve. Il a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction indépendante compétente pour trancher les litiges liés aux compétitions internationales. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré qu’aucune règle n’avait été violée.

« Règle 50 invoquée, casque retiré : la neutralité s’applique au millimètre près. »

La décision a suscité des réactions au sein de la délégation ukrainienne et dans la communauté du skeleton. Le CIO n’a pas annoncé de modification de son règlement à ce stade.

Polémiques annexes et gestion de l’image des Jeux

Le comité d’organisation a annoncé une réinspection des médailles après des signalements de rubans défectueux. Un T-shirt évoquant les Jeux de Berlin 1936 a été retiré de la boutique officielle à la suite de critiques sur l’absence de contextualisation historique.

En Finlande, l’entraîneur de saut à ski Igor Medved a été renvoyé de la délégation pour consommation d’alcool. Des discussions ont également porté sur les règles de droits musicaux en patinage artistique, certains athlètes ayant dû adapter leurs choix pour respecter les licences.

Parallèlement, plusieurs portraits d’athlètes ont été mis en avant, comme celui du curleur américain Rich Ruohonen, devenu à 54 ans le plus âgé des participants américains aux Jeux d’hiver, ou celui de la fondeuse mexicaine Regina Martinez, première représentante de son pays dans sa discipline.

Décisions en attente et suites juridiques

Les compétitions se poursuivent selon le calendrier établi par le comité d’organisation. La procédure engagée devant le Tribunal arbitral du sport doit déterminer si la décision de disqualification respecte les textes applicables. Le CIO n’a pas précisé les délais d’examen.

À ce stade, les résultats sportifs sont homologués et les décisions disciplinaires maintenues. Le recours de Vladyslav Heraskevych aboutira-t-il à une réintégration ou à une confirmation de la sanction ? D’autres ajustements réglementaires seront-ils envisagés à la suite des controverses apparues durant ces épreuves ?

Comprendre le travail du Yak


Cet article est une synthèse complète, objective et sourcée, générée par le Yak à partir de l’analyse croisée de médias de la presse française — nationale, régionale et spécialisée.


Le travail du Yak ne se substitue pas à celui des journalistes. Il permet de le dépasser, l'agréger, le prolonger. Il propose une synthèse objective de tous les éléments essentiels d'un sujet dominant de l'actualité.


Les sources à l'origine de cet article sont disponibles dans la section Pour approfondir le sujet ci-dessus.

En savoir plus →

Soutenir le travail du Yak

Yaktu est un projet éditorial sans publicité, abonnements, ni actionnaires, porté par une communauté de lecteurs engagés.

Votre soutien, sous forme de don ponctuel ou régulier, permet de financer notre travail d'analyse, de nous permettre de rester indépendant et de garantir une information libre et rigoureuse.

Soutenir Yaktu, c'est soutenir un métamédia indépendant.

Devenir Yakteur →

Ces articles pourraient vous intéresser