Les délégations de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis ont conclu à Genève une nouvelle session de négociations consacrée au règlement du conflit en Ukraine. Ces pourparlers trilatéraux, organisés sur deux jours, visaient à examiner les conditions d’un éventuel plan de paix soutenu par Washington. Les discussions se sont achevées sans annonce d’accord formel.
Le format trilatéral associe des représentants des trois États concernés. Il s’agit de discussions diplomatiques directes, distinctes des échanges menés dans d’autres cadres multilatéraux. Selon des déclarations publiques, les parties ont évoqué les paramètres d’un plan américain pouvant inclure des concessions territoriales de la part de Kiev en échange de garanties de sécurité occidentales.
Le président ukrainien a indiqué que les positions de Kiev et de Moscou différaient toujours sur des points clés. Il a également jugé indispensable la participation de l’Europe aux négociations. Le chef de la délégation russe a annoncé qu’une nouvelle rencontre pourrait avoir lieu prochainement.
« Deux jours de discussions, et déjà l’annonce d’une prochaine session. »
Du côté américain, les échanges ont été présentés comme ayant permis des progrès significatifs. D’autres responsables ont qualifié les discussions de « difficiles ». Aucun détail précis n’a été communiqué sur les concessions envisagées ni sur un éventuel calendrier de mise en œuvre.
Pendant la tenue des discussions, les opérations militaires se sont poursuivies en Ukraine. Les autorités ukrainiennes ont fait état de plus de 100 combats au cours de la journée dans plusieurs régions, notamment autour de Houliaïpole, dans l’oblast de Zaporijia, et dans l’oblast de Dnipropetrovsk. Dans cette dernière région, un homme de 61 ans a été retrouvé mort sous les décombres d’une habitation après une attaque visant les villages de Pokrovske et Mezhova.
Dans la nuit précédant la deuxième journée de pourparlers, l’armée russe a lancé un missile et 126 drones contre des cibles en Ukraine, selon les autorités ukrainiennes. Les frappes aériennes et les affrontements terrestres se poursuivent alors même que les négociations diplomatiques sont en cours.
« Un missile, 126 drones, et des négociateurs à table le même matin. »
Les déclarations publiques soulignent la poursuite du dialogue tout en reconnaissant l’absence d’avancée formalisée. Les responsables emploient des termes différents pour qualifier les échanges, certains évoquant des progrès, d’autres insistant sur la difficulté des discussions.
Des pourparlers sans cesse reconduits
Les discussions se sont achevées sans accord formalisé. Une nouvelle rencontre a été évoquée, sans calendrier précis. Les opérations militaires se poursuivent parallèlement aux échanges diplomatiques.
Les divergences mentionnées lors des pourparlers pourront-elles être réduites lors d’une prochaine session ? La poursuite des frappes et des combats influencera-t-elle le cadre et le rythme des négociations à venir ?