Le premier tour des élections municipales est prévu le 15 mars 2026, le second le 22 mars. À moins d’un mois du scrutin, plusieurs sondages mesurent les intentions de vote et alimentent le débat local.
À Marseille, une enquête Elabe attribue 31 % des intentions de vote au maire sortant Benoît Payan, soutenu par une coalition de gauche. Elle crédite 29 % au député Franck Allisio, candidat du Rassemblement national. D’autres simulations évoquent un duel serré entre ces deux candidatures au premier tour.
Les enquêtes d’opinion sont réalisées sur des échantillons représentatifs et mesurent des intentions déclarées à une date donnée. Elles sont encadrées par la Commission des sondages, autorité administrative indépendante chargée de contrôler leur conformité aux règles légales.
« 31 % contre 29 % : deux points d’écart et déjà une bataille d’interprétations. »
Dans la cité phocéenne, certaines hypothèses de second tour mentionnent également les noms de Sébastien Delogu et de Martine Vassal. Les articles décrivent une campagne marquée à la fois par des rivalités partisanes locales et par des enjeux municipaux tels que le logement, les inégalités sociales ou la sécurité.
À Nice, un sondage attribue 41 % des intentions de vote à Éric Ciotti au premier tour. L’équipe du maire sortant Christian Estrosi conteste la méthodologie de l’enquête et évoque une « manipulation ». Les critiques portent sur l’échantillonnage et sur les configurations de listes testées. Les instituts précisent habituellement la taille de l’échantillon, la marge d’erreur et la période de réalisation.
« Un sondage publié, un autre contesté : la campagne se joue aussi dans les marges d’erreur. »
À Paris, plusieurs articles recensent les candidatures déclarées et les alliances en discussion. La maire sortante Anne Hidalgo a annoncé ne pas se représenter. Rachida Dati est candidate depuis janvier 2024.
À gauche, Emmanuel Grégoire a été désigné à l’issue d’une primaire socialiste, procédure interne permettant aux adhérents d’un parti de choisir leur candidat. D’autres candidatures sont engagées, notamment celle d’Ian Brossat pour le Parti communiste et de David Belliard pour les écologistes.
La campagne parisienne est également marquée par une controverse autour de propos attribués à Rachida Dati. Celle-ci a démenti avoir évoqué en privé une « conspiration gay » visant à la faire perdre. Plusieurs responsables politiques ont réagi publiquement, tandis que la candidate conteste les termes rapportés. Aucun élément judiciaire n’est mentionné à ce stade dans les articles consacrés à cet épisode.
À Grenoble, le retour d’Alain Carignon dans la campagne municipale modifie les équilibres locaux. Laurence Ruffin, soutenue par le maire sortant Éric Piolle, met en avant des thèmes liés à la jeunesse, à la solidarité et à la culture. La campagne est décrite comme tendue, dans un contexte où la sécurité est régulièrement évoquée dans les prises de parole publiques.
Dans d’autres villes, les articles signalent la multiplication des listes et la présentation de programmes. À Strasbourg, Jeanne Barseghian a dévoilé les 65 noms de sa liste, dont un tiers d’élus de la majorité sortante. Florian Kobryn a présenté un programme structuré autour de 400 mesures.
À Toulouse, une lettre ouverte du maire sortant interpelle un candidat sur une éventuelle alliance au second tour. Le code électoral prévoit la possibilité, pour des listes ayant obtenu un nombre suffisant de voix au premier tour, de fusionner en vue du second tour.
Dans certaines communes de taille plus modeste, des maires sortants annoncent leur candidature ou réagissent à des déclarations de leurs adversaires. Des plaintes ont également été déposées, comme à Montceau-les-Mines, où une candidate est visée par une procédure dont les contours ne sont pas détaillés dans les articles consultés.
Des rapports de force encore évolutifs
Les intentions de vote publiées à ce stade reflètent des déclarations recueillies avant l’ouverture officielle de la campagne du second tour. Elles peuvent évoluer en fonction des débats, des alliances et de la participation électorale. La loi prévoit que seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second tour.
Les écarts mesurés dans les grandes villes se confirmeront-ils dans les urnes ? Les alliances de second tour modifieront-elles les équilibres observés au premier tour ?