L’ex-prince Andrew Mountbatten-Windsor, frère du roi Charles III, a été interpellé par la police britannique puis placé en garde à vue durant plusieurs heures dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. L’arrestation a eu lieu jeudi 19 février au Royaume-Uni. Il a été relâché dans la soirée, dans l’attente des suites de l’enquête.
Les autorités ont indiqué que cette interpellation faisait suite à des allégations de « manquement dans l’exercice de fonctions officielles ». Cette expression renvoie à des soupçons d’irrégularités commises dans le cadre d’une mission publique. Les investigations porteraient notamment sur la transmission de données ou de documents confidentiels en lien avec Jeffrey Epstein, financier américain décédé en 2019 et au centre de procédures judiciaires pour trafic sexuel de mineures.
« La durée de la garde à vue est mentionnée comme “plusieurs heures” ou “onze heures” selon les formulations reprises. »
Une procédure pénale inédite pour un membre de la famille royale
Selon les éléments communiqués, il s’agirait de la première fois dans l’histoire moderne britannique qu’un membre de la famille royale est placé en garde à vue. Certains rappellent qu’un précédent comparable est parfois évoqué au XVIIe siècle, avec l’arrestation du roi Charles Ier en 1647.
La garde à vue constitue une mesure de privation temporaire de liberté décidée par la police lorsqu’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis une infraction. À l’issue de cette période, la personne peut être relâchée sans poursuite immédiate ou faire l’objet de charges ultérieures si des éléments suffisants sont réunis.
En l’état, aucune inculpation formelle n’a été annoncée. L’enquête se poursuit et des perquisitions ont été évoquées dans des communications officielles.
Des réactions institutionnelles et politiques
Le roi Charles III a déclaré que « la justice doit suivre son cours » et a indiqué apporter « son soutien et sa coopération » aux autorités. Ces déclarations interviennent alors qu’Andrew avait déjà été écarté de la plupart de ses fonctions publiques et de ses titres honorifiques à la suite de précédentes controverses liées à l’affaire Epstein.
Plusieurs publications mentionnent l’hypothèse d’une initiative législative visant à retirer Andrew de l’ordre de succession au trône. L’ordre de succession au Royaume-Uni est régi par des textes spécifiques, notamment le Bill of Rights de 1689 et le Succession to the Crown Act de 2013. Toute modification nécessiterait une intervention du Parlement.
« L’expression “faute dans l’exercice de fonctions officielles” alterne avec “manquement” ou “abus de pouvoir” pour désigner les soupçons. »
Une séquence médiatique et institutionnelle à fort impact
Des images de l’ex-prince sortant de garde à vue ont circulé largement, reprises en une de plusieurs journaux et relayées sur les réseaux sociaux. Cette diffusion intervient dans un contexte où la monarchie britannique a engagé une réduction du nombre de membres actifs et une clarification des rôles institutionnels.
L’affaire s’inscrit dans le cadre judiciaire international lié aux dossiers Epstein. Jeffrey Epstein avait été poursuivi aux États-Unis pour trafic sexuel de mineures. Après sa mort en détention en 2019, plusieurs enquêtes ont porté sur son réseau et ses relations avec des personnalités publiques.
Les suites judiciaires et institutionnelles en question
À ce stade, Andrew est libre et aucune charge formelle n’a été annoncée. L’enquête policière se poursuit et pourrait déboucher sur des décisions judiciaires ultérieures. Les discussions autour d’une éventuelle modification de l’ordre de succession restent au stade d’hypothèse.
Deux questions demeurent ouvertes : les éléments recueillis par la police conduiront-ils à une inculpation formelle ? Le Parlement britannique décidera-t-il d’engager une procédure pour modifier le statut dynastique d’Andrew au sein de la monarchie ?