Lors d’un débat organisé à Marseille dans le cadre des élections municipales de 2026, Martine Vassal, candidate soutenue par la droite et le centre, a déclaré que ses valeurs étaient « mérite, travail, famille, patrie ». Cette formule a été prononcée en direct à la télévision, lors d’un échange réunissant les principaux candidats à la mairie.
La séquence intervient dans une campagne locale marquée par des débats nationaux et des repositionnements politiques. La formule « travail, famille, patrie » correspond à la devise officielle de l’État français sous le régime de Vichy (1940-1944). Son usage a été immédiatement relevé par plusieurs responsables politiques et commentateurs.
« La formule “travail, famille, patrie” est systématiquement reprise dans les titres, parfois précédée du mot “mérite”. »
Des déclarations suivies de précisions
À la suite des réactions suscitées par cette déclaration, Martine Vassal a indiqué qu’elle ne se référait pas au régime de Vichy. Elle a affirmé ne pas être « pétainiste » et s’est dite « gaulliste ». Elle a également précisé que sa devise personnelle était « liberté, égalité, fraternité », en référence à la devise de la République française.
Dans des interventions ultérieures, elle a évoqué des « propos montés en épingle » et déclaré recevoir des menaces. Des responsables politiques issus des formations soutenant sa candidature ont parlé d’« maladresse » ou d’« inculture » pour qualifier la séquence.
Des responsables d’autres formations locales ont demandé des excuses publiques. Certains ont estimé que la référence historique appelait une clarification supplémentaire. La polémique intervient alors que la candidate avait précédemment évoqué de possibles discussions avec d’autres formations politiques, avant de préciser sa position.
« Les réactions alternent entre la qualification de “maladresse” et celle de “slogan de Pétain”, selon les intervenants cités. »
Un débat inscrit dans le cadre des municipales
Les élections municipales sont organisées tous les six ans en France. À Marseille, comme dans les communes de plus de 1 000 habitants, le scrutin se déroule selon un système de liste à deux tours, avec possibilité de fusion entre les listes qualifiées pour le second tour.
La séquence s’est produite lors d’un premier grand débat télévisé réunissant les principaux candidats. Les échanges portaient sur les orientations locales et sur d’éventuelles alliances en vue du second tour.
Au même moment, au niveau national, le Parti socialiste a indiqué qu’il n’y aurait pas d’accord national avec La France insoumise pour le premier tour des municipales. Il a toutefois précisé que des rapprochements locaux pourraient être envisagés au second tour, dans de « rares » cas, sous condition d’une clarification sur la position des candidats concernant la violence politique.
Une séquence encore ouverte dans la campagne
La campagne municipale à Marseille se poursuit après cette séquence, marquée par des déclarations, des réactions et des clarifications successives. À ce stade, les éléments établis portent sur la formulation initiale, les réactions politiques et les prises de position publiques.
Deux questions demeurent ouvertes : cette controverse aura-t-elle un effet mesurable sur les rapports de force locaux au premier tour ? Influencera-t-elle les discussions d’alliances éventuelles en vue du second tour ?