Culture : la France restitue le tambour Djidji Ayôkwé, saisi en 1916

Une médianalyse peut se transformer en véritable chasse au trésor quotidienne, le Yak a mis la main sur trois faits marquants qui ont retenu son attention. Voici la pépite d’Argent.

Pépite d’argent

La France a officiellement restitué à la Côte d’Ivoire le tambour parleur Djidji Ayôkwé. Cet instrument sacré avait été saisi en 1916 par les autorités coloniales françaises auprès du peuple atchan. La cérémonie de restitution s’est tenue au Musée du quai Branly, à Paris. L’objet doit désormais rejoindre Abidjan.

La restitution officielle a eu lieu lors d’une cérémonie organisée le 20 février au Musée du quai Branly. Des représentants des autorités françaises et ivoiriennes y ont assisté. Le tambour Djidji Ayôkwé était conservé en France depuis sa saisie en 1916.

Cet instrument monumental servait à transmettre des messages rituels au sein de la communauté atchan. Il est présenté comme un tambour sacré, utilisé pour communiquer à distance lors de cérémonies. Sa restitution intervient 110 ans après son départ du territoire ivoirien.

« La restitution du Djidji Ayôkwé intervient 110 ans après sa saisie en 1916 par les autorités coloniales françaises. »

Une cérémonie au Musée du quai Branly

La remise officielle s’est déroulée dans l’enceinte du musée parisien, où l’objet était conservé. La cérémonie a marqué le transfert formel de propriété aux autorités ivoiriennes. Le tambour doit désormais être rapatrié en Côte d’Ivoire.

Les autorités ont précisé que cette restitution s’inscrit dans un cadre juridique spécifique permettant le transfert d’objets issus des collections publiques françaises. Ces procédures impliquent une décision formelle et un encadrement administratif préalable.

Une future pièce maîtresse à Abidjan

À son retour en Côte d’Ivoire, le tambour Djidji Ayôkwé est destiné au Musée des civilisations de Côte d’Ivoire. Cet établissement doit ouvrir dans l’année à Abidjan. L’instrument est appelé à y occuper une place centrale dans les collections permanentes.

La restitution intervient dans un contexte plus large de demandes de retour d’objets culturels africains conservés en Europe. D’autres dossiers sont en cours d’examen entre États concernés.

Le rapatriement effectif du tambour vers Abidjan doit désormais être organisé. Son installation au sein du futur musée est attendue lors de l’ouverture officielle de l’établissement.

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