Les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, organisés du 6 au 22 février en Italie, se sont achevés par une cérémonie de clôture à Vérone. La France termine avec 23 médailles (8 en or, 9 en argent et 6 en bronze) et se classe sixième au tableau des nations, derrière notamment la Norvège et l’Allemagne. La délégation comptait 162 athlètes, soit le contingent le plus important aligné par la France lors d’une édition hivernale.
Le biathlon a fourni 13 des 23 médailles françaises, dont six titres olympiques. Cette discipline représente ainsi plus de la moitié du total tricolore. Les autres podiums proviennent notamment du ski de fond, du ski-alpinisme et du patinage artistique.
« Le total de 23 médailles et la sixième place figurent de manière quasi uniforme dans les titres et les tableaux récapitulatifs. »
Le classement des nations, établi par le Comité international olympique (CIO) en fonction du nombre de médailles d’or, puis d’argent et de bronze, place la Norvège en tête. Avant le début des épreuves, la France visait une place parmi les cinq premières nations.
Des disciplines en retrait malgré le record global
Plusieurs équipes françaises repartent sans médaille ou avec un bilan inférieur aux objectifs annoncés avant les Jeux. Le snowboard et le freestyle ne décrochent que deux médailles de bronze. Le ski alpin et le slalom n’apportent pas de titre.
Certains bilans soulignent la concentration des résultats autour du biathlon. D’autres mettent en avant la progression du total global par rapport aux précédentes éditions hivernales, où la France n’avait pas atteint ce niveau de médailles.
« L’expression “razzia du biathlon” revient fréquemment, tandis que d’autres bilans évoquent un “arbre qui cache la forêt”. »
Sur le plan individuel, plusieurs athlètes marquent cette édition. Quentin Fillon Maillet devient le Français le plus médaillé de l’histoire des Jeux d’hiver. Lou Jeanmonnot remporte quatre médailles pour sa première participation. Julia Simon obtient également quatre podiums, dont trois titres.
Des primes record et des enjeux financiers
Les médailles ouvrent droit à des primes versées par l’État français et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), selon un barème défini avant les Jeux. Les montants cumulés atteignent des niveaux élevés pour certains athlètes multiprimés. Julia Simon, avec plusieurs titres, doit ainsi percevoir près de 300 000 euros.
Aux États-Unis, un don privé de 200 000 dollars est annoncé pour chaque membre de la délégation américaine. En Italie, des manifestations ont lieu à Vérone avant la cérémonie de clôture, dénonçant le coût des Jeux et leur impact économique local.
La cérémonie de clôture et le passage de relais à 2030
La cérémonie de clôture se tient dans les arènes de Vérone. Les athlètes défilent derrière leurs porte-drapeaux. Pour la France, Lou Jeanmonnot et Mathis Desloges mènent la délégation.
Le drapeau olympique est remis aux représentants des Alpes françaises, désignées hôtes des Jeux d’hiver 2030. La transmission est organisée sous l’autorité du CIO, institution chargée de l’attribution et du suivi des Jeux. Les présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur reçoivent le drapeau au nom du futur comité d’organisation.
Un bilan sportif et des projections vers 2030
Le total de 23 médailles constitue le meilleur résultat français aux Jeux d’hiver. L’objectif d’une place parmi les cinq premières nations n’est pas atteint. La majorité des titres provient d’une seule discipline.
La prochaine édition des Jeux d’hiver se tiendra en 2030 dans les Alpes françaises. Quels moyens seront mobilisés pour élargir la base des disciplines médaillées ? Comment l’organisation française intégrera-t-elle les enseignements logistiques et financiers observés à Milan-Cortina ?