Le président des États-Unis a déclaré envisager des frappes contre l’Iran en l’absence d’accord sur son programme nucléaire. Son émissaire, Steve Witkoff, a indiqué que Donald Trump s’interrogeait sur l’absence de « capitulation » de Téhéran malgré le déploiement militaire américain dans la région. Deux porte-avions ont été envoyés au Moyen-Orient et plusieurs navires de guerre sont positionnés à proximité de l’Iran.
Le programme nucléaire iranien fait l’objet de négociations intermittentes depuis le retrait américain de l’accord conclu en 2015. Les sanctions économiques américaines, rétablies puis renforcées, visent notamment les secteurs pétrolier et financier iraniens. Leur levée constitue un point central des discussions.
« Les formules “capitulation”, “frappes” et “pression militaire” apparaissent de manière récurrente pour qualifier la position américaine. »
Téhéran évoque de nouveaux pourparlers
Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré travailler sur des éléments d’un accord avec Washington. Il a mentionné de possibles pourparlers à Genève dans les prochains jours. Le président iranien a évoqué des « signes encourageants » tout en affirmant se préparer à « tout scénario ».
Les autorités iraniennes ont également affirmé leur « droit à se défendre » en cas d’attaque. Cette expression renvoie au principe de légitime défense inscrit dans la Charte des Nations unies, qui autorise un État à répondre à une agression armée.
Dans le même temps, Washington maintient que toute levée de sanctions dépendrait d’engagements vérifiables sur le programme nucléaire. Les sanctions américaines relèvent de décisions de l’exécutif et peuvent être renforcées ou suspendues par décret présidentiel, dans le cadre fixé par le Congrès.
« Certains titres mettent en avant de “bonnes chances d’accord”, d’autres insistent sur l’“impossible dialogue” autour des sanctions. »
Pression militaire et enjeux régionaux
Le dispositif militaire américain comprend au moins deux porte-avions et plusieurs navires de guerre. Des responsables américains évoquent la possibilité de frappes ciblées sur des installations liées au nucléaire ou aux missiles balistiques. Aucune opération n’a été annoncée à ce stade.
En Irak, des groupes armés chiites ont déclaré être prêts à soutenir l’Iran en cas d’attaque américaine. Israël a indiqué être en état d’alerte maximale face à l’évolution de la situation régionale. Des frappes ont été menées au Liban par l’armée israélienne, selon des sources locales, dans un contexte de tensions accrues.
Les marchés pétroliers ont réagi aux déclarations américaines. Le prix du Brent a progressé depuis le début de l’année, dans un contexte marqué par les premières menaces de frappes formulées par Washington. Le Brent est un indice de référence pour le pétrole brut en Europe et sert de base à de nombreux contrats internationaux.
Rassemblements étudiants à Téhéran
Parallèlement aux tensions diplomatiques, de nouveaux rassemblements d’étudiants ont eu lieu à Téhéran. Des manifestants ont rendu hommage aux personnes tuées lors de la répression de manifestations en janvier. Des slogans hostiles aux autorités ont été scandés.
Des rassemblements favorables au pouvoir ont également été signalés. Les autorités iraniennes n’ont pas communiqué de bilan officiel sur ces mobilisations récentes.
Ces manifestations interviennent après une période de deuil observée à la suite des événements de janvier. Elles se déroulent dans un contexte où la pression extérieure et la situation intérieure se superposent.
Des discussions annoncées, une intervention non confirmée
La situation combine des déclarations sur un possible recours à la force, des mouvements militaires et des signaux diplomatiques évoquant de nouvelles discussions. Aucun calendrier précis de négociation n’a été formellement confirmé par les deux parties.
Des pourparlers auront-ils effectivement lieu à Genève dans les prochains jours ? Les menaces de frappes se traduiront-elles par une opération militaire ou resteront-elles à l’état déclaratif ?