Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026 dans l’ensemble des communes françaises. Le dépôt des listes doit intervenir avant le 26 février. Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste à deux tours, avec une prime majoritaire attribuée à la liste arrivée en tête. Les conseillers communautaires, qui siègent dans les intercommunalités, sont désignés en même temps. Ces structures regroupent 1 254 établissements publics de coopération intercommunale.
À Paris, Lyon et Marseille, le mode de scrutin comporte une spécificité : les électeurs votent par arrondissement ou par secteur, et les conseillers municipaux sont ensuite désignés au sein du Conseil de Paris ou du conseil municipal.
À Paris, plusieurs listes ont été officiellement déposées. Rachida Dati a présenté une liste de 162 colistiers. Emmanuel Grégoire mène une campagne axée sur des débats publics de proximité. Sarah Knafo défend un programme comprenant des mesures fiscales et budgétaires, dont le chiffrage est discuté dans le débat public.
« Le nombre de 162 colistiers est systématiquement mentionné pour qualifier la liste déposée à Paris. »
La question de la “période de réserve” est également évoquée. Cette période, qui précède immédiatement le scrutin, encadre la communication institutionnelle des exécutifs afin d’éviter toute influence sur le vote. Trois ministres sont candidats têtes de liste, ce qui pose la question de leur maintien au gouvernement pendant la campagne.
À Lyon, la compétition oppose notamment le maire sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas. Plusieurs enquêtes d’opinion ont été publiées. Certaines créditent Jean-Michel Aulas de 47 % d’intentions de vote au premier tour. D’autres le situent entre 42 % et 45 %. Dans les mêmes études, Grégory Doucet est crédité de scores compris entre 31 % et 32 %.
« Les sondages publiés mentionnent des fourchettes de 42 % à 47 % pour Jean-Michel Aulas au premier tour. »
Toujours à Lyon, des discussions d’alliances sont engagées. David Kimelfeld a annoncé son soutien au maire sortant. D’autres candidatures se maintiennent. Des propositions programmatiques sont mises en avant, notamment sur la sécurité, les mobilités ou l’écologie.
À Grenoble, une alliance entre écologistes et socialistes tente de se constituer pour conserver la mairie. La France insoumise présente une candidature distincte. À Talence, une liste rassemble plusieurs formations de gauche autour d’un accord local. À Champigny-sur-Marne, le Parti communiste affronte la majorité sortante et une candidature issue de La France insoumise.
Dans plusieurs communes rurales ou de taille moyenne, la constitution des listes est présentée comme plus difficile. Deux lois adoptées en 2025 ont modifié les règles applicables, notamment en étendant l’obligation de parité dans certaines communes de moins de 1 000 habitants. Des communes se sont retrouvées sans liste déclarée à quelques jours de la clôture. Certaines ont depuis régularisé leur situation.
Les enjeux budgétaires occupent une place centrale dans les programmes. Dans les grandes villes, des propositions de gel ou de baisse de la taxe foncière sont avancées, ainsi que des mesures sur le stationnement ou les investissements locaux. À Toulouse, l’analyse de la composition sociologique d’une liste met en évidence une forte présence de catégories supérieures. À Strasbourg, la maire sortante présente un programme centré sur les mobilités et la transition climatique.
Le monde agricole apparaît également dans la campagne. En Bretagne, des maires ont mis en berne le drapeau européen sur le fronton de leurs mairies à la demande de syndicats agricoles majoritaires. Dans certaines communes, des agriculteurs restent nombreux au sein des conseils municipaux, alors que des syndicats signalent une baisse de leur représentation.
Des alliances encore en discussion avant le premier tour
Les candidatures sont en cours de finalisation et certaines alliances restent conditionnées aux résultats du premier tour. Les règles du scrutin prévoient la possibilité de fusion de listes entre les deux tours pour celles ayant obtenu au moins 10 % des suffrages.
Les préfectures doivent valider les dépôts de listes. Les dernières négociations peuvent modifier les configurations locales. Comment les alliances évolueront-elles entre les deux tours dans les villes où plusieurs listes issues d’un même camp sont présentes ? Quelles conséquences auront les nouvelles règles de parité dans les communes confrontées à des difficultés de recrutement de candidats ?