Le Rassemblement national (RN) a annoncé le retrait de l’investiture accordée à Adrien Nave pour les élections municipales de 2026 à Dunkerque. Adrien Nave était la tête de liste du parti dans cette commune. La décision intervient après la découverte de la présence, parmi ses colistiers, d’Antoine La Scola, présenté comme porte-parole du mouvement royaliste l’Action française. Les municipales sont un scrutin local organisé tous les six ans pour élire les conseillers municipaux d’une commune, à l’issue duquel le maire est choisi par le conseil élu.
La décision a été rendue publique par Sébastien Chenu, vice-président du RN. Il a indiqué que les conditions du soutien officiel n’avaient pas été respectées en raison de l’intégration de ce colistier.
« La formule “désinvesti” est utilisée dans la plupart des titres, parfois remplacée par “retire son investiture”. »
Une investiture retirée à deux semaines du premier tour
Le retrait intervient à deux semaines du premier tour du scrutin municipal. L’investiture correspond au soutien officiel accordé par un parti à un candidat. Elle permet l’usage du nom, du logo et de l’appui politique et organisationnel associés au parti.
Selon les déclarations relayées, la direction du RN reproche à Adrien Nave d’avoir intégré sur sa liste le porte-parole de l’Action française sans en informer le parti. Le terme de « dissimulation délibérée » est cité dans plusieurs comptes rendus. D’autres évoquent une « trahison », également attribuée à Sébastien Chenu.
L’Action française est un mouvement royaliste fondé au début du XXe siècle, distinct du RN. Sa présence au sein d’une liste investie par le RN constitue l’élément déclencheur du retrait du soutien.
« Certains articles parlent de “découverte” d’un membre de l’Action française, d’autres de “présence dissimulée” sur la liste. »
Conséquences locales pour la candidature à Dunkerque
À ce stade, la décision porte exclusivement sur le retrait du soutien national. Les règles électorales prévoient que les listes sont déposées en préfecture avant le scrutin. Une désinvestiture par un parti n’annule pas automatiquement une candidature si celle-ci a été enregistrée conformément au code électoral.
Les informations disponibles ne mentionnent pas le retrait de la liste elle-même, mais uniquement la perte de l’appui officiel du RN. La configuration électorale locale dépendra des choix effectués par les candidats et des éventuelles décisions internes au parti.
Dunkerque est une commune du département du Nord. Comme dans toutes les villes de plus de 1 000 habitants, l’élection municipale s’y déroule au scrutin de liste à deux tours. Une prime majoritaire est attribuée à la liste arrivée en tête au second tour, ce qui lui assure la majorité des sièges au conseil municipal.
Une liste maintenue ou recomposée avant le scrutin ?
À ce stade, le retrait du soutien est acté par la direction nationale du RN, tandis que la candidature déposée pour le scrutin municipal à Dunkerque reste mentionnée comme telle dans les informations disponibles. Les déclarations publiques portent sur la rupture de l’appui politique et organisationnel, sans indication d’un retrait formel de la candidature.
La liste conduite par Adrien Nave sera-t-elle maintenue sous une autre étiquette ou recomposée avant le premier tour ? Le parti désignera-t-il un nouveau candidat ou laissera-t-il la situation en l’état jusqu’au scrutin ?