Au 1er février 2026, les prisons françaises accueillaient 86 645 personnes détenues, d’après les chiffres communiqués par le ministère de la Justice. Ce total constitue le niveau le plus élevé enregistré à cette date. Sur un an, 5 046 détenus supplémentaires ont été comptabilisés. Dans le même temps, 1 643 places ont été créées.
Le taux de densité carcérale atteint 136,9 %. Cet indicateur correspond au rapport entre le nombre de détenus et le nombre de places opérationnelles. Un taux supérieur à 100 % signifie que les établissements accueillent davantage de personnes que leur capacité théorique.
« Le chiffre de 86 645 détenus est systématiquement présenté comme un “nouveau record” dans les titres. »
Une pression concentrée sur les maisons d’arrêt
La surpopulation concerne principalement les maisons d’arrêt. Ces établissements accueillent les personnes en détention provisoire, c’est-à-dire en attente de jugement, ainsi que celles condamnées à de courtes peines. Dans ces structures, la densité est généralement plus élevée que dans les centres de détention ou les maisons centrales.
Plus de 6 500 détenus dormiraient sur un matelas posé au sol. Le chiffre avancé est de 6 596 personnes au 1er février, contre 4 490 un an plus tôt. Cette donnée est associée à l’augmentation globale du nombre de détenus.
« Plusieurs comptes rendus associent directement le taux de 136,9 % au nombre de détenus contraints de dormir sur un matelas au sol. »
Des données issues du ministère
Les chiffres proviennent des statistiques mensuelles du ministère de la Justice. Ces statistiques sont rendues publiques régulièrement et permettent de suivre l’évolution de la population carcérale et des capacités d’accueil.
L’écart entre l’augmentation du nombre de détenus (+5 046 sur un an) et celle des places supplémentaires (+1 643) est mentionné pour illustrer l’écart entre la capacité et l’occupation des établissements.
Une évolution appelée à se poursuivre ?
Les données publiées décrivent un niveau inédit de population carcérale au 1er février 2026, avec une densité supérieure à la capacité théorique des établissements. Les maisons d’arrêt apparaissent comme les structures les plus concernées par cette situation.
L’évolution du nombre de détenus et celle des capacités d’accueil continueront-elles à suivre des trajectoires distinctes dans les prochains mois ? Les chiffres mensuels à venir permettront de mesurer si cette tendance se maintient ou se stabilise.