Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une série de frappes aériennes contre des infrastructures militaires et stratégiques en Iran. Les opérations ont visé des centres de commandement et plusieurs sites militaires. Elles ont également ciblé le complexe nucléaire de Natanz, associé au programme nucléaire iranien. Depuis le début de l’offensive, les bombardements se poursuivent. Les autorités iraniennes annoncent des tirs de missiles et de drones en représailles vers Israël, certains pays du Golfe et des installations liées aux États-Unis dans la région.
L’escalade militaire intervient dans un contexte de tensions anciennes entre l’Iran, Israël et les États-Unis autour du programme nucléaire iranien et de l’influence régionale de Téhéran. Les frappes israélo-américaines ont également provoqué la mort d’Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis 1989. Cet événement ouvre une période d’incertitude sur la succession à la tête du système politique iranien. Dans la Constitution iranienne, le guide suprême est la plus haute autorité politique et religieuse du pays. Il est désigné par l’Assemblée des experts, un organe religieux élu.
Frappes aériennes et ripostes militaires
Depuis le lancement de l’offensive, l’armée israélienne indique avoir frappé des dizaines de cibles en Iran. Des images satellites diffusées publiquement montrent des destructions dans plusieurs zones, dont Téhéran et Natanz. Les autorités israéliennes affirment avoir largué plusieurs milliers de bombes sur différents sites militaires et infrastructures.
En réponse, l’Iran annonce avoir tiré des centaines de missiles et de drones contre Israël et des installations liées aux forces occidentales dans la région. Plusieurs incidents maritimes ont également été signalés dans l’océan Indien et dans le Golfe. Les États-Unis déclarent avoir coulé un navire de guerre iranien à l’aide d’une torpille tirée par un sous-marin. Des autorités sri-lankaises signalent également la disparition de nombreux membres d’équipage après le naufrage d’un bâtiment iranien au large de leurs côtes.
Des combats aériens sont également signalés au-dessus du territoire iranien. Des avions de chasse auraient été abattus lors d’affrontements dans le ciel de Téhéran.
« Les estimations des frappes mentionnent tantôt “plusieurs milliers de bombes”, tantôt des bilans plus précis, selon les déclarations militaires reprises dans les articles. »
Un détroit stratégique au centre des tensions
La confrontation militaire a également touché le détroit d’Ormuz, passage maritime situé entre l’Iran et Oman par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié. Les autorités iraniennes affirment contrôler la zone. Plusieurs attaques de drones et de missiles ont visé des navires.
Selon des données de navigation maritime citées dans plusieurs articles, le trafic de pétroliers dans la zone a chuté d’environ 90 % en quelques jours. Des mines marines, des drones et des missiles seraient utilisés pour perturber la circulation des navires.
Le blocage partiel de ce corridor énergétique a des répercussions immédiates sur les marchés internationaux. Les prix du pétrole et du gaz ont progressé depuis le déclenchement des frappes. Certaines entreprises énergétiques ont annoncé des mesures de précaution, comme le rapatriement de familles d’employés présents dans la région.
« Le chiffre de 90 % de baisse du trafic pétrolier est repris dans plusieurs articles pour illustrer l’ampleur des perturbations dans le détroit d’Ormuz. »
Réactions internationales et repositionnements diplomatiques
Plusieurs États ont réagi à l’escalade militaire. La France a annoncé l’envoi de moyens militaires supplémentaires au Moyen-Orient. Le dispositif comprend notamment le porte-avions Charles-de-Gaulle, des avions Rafale et des systèmes de défense antiaérienne. Les autorités françaises expliquent ce déploiement par la protection de leurs ressortissants et de leurs alliés dans la région.
Au niveau international, certains États soutiennent l’offensive menée contre l’Iran. D’autres appellent à une désescalade ou refusent de s’y associer. Le gouvernement espagnol a par exemple indiqué ne pas s’aligner sur la politique américaine dans ce conflit. La Chine a pour sa part annoncé l’envoi d’un émissaire diplomatique pour tenter d’ouvrir des discussions.
Aux États-Unis, une résolution visant à contester la décision d’entrer en guerre contre l’Iran doit être examinée par le Sénat. Cette procédure relève du contrôle parlementaire des opérations militaires. Elle permet aux élus de débattre de l’autorisation d’usage de la force.
Une succession ouverte au sommet de l’État iranien
La mort d’Ali Khamenei a ouvert la procédure de désignation d’un nouveau guide suprême. Ce processus est mené par l’Assemblée des experts, institution composée de religieux chargés de choisir la plus haute autorité du pays.
Plusieurs articles évoquent le nom de Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant défunt, parmi les personnalités susceptibles d’être désignées. Les autorités iraniennes indiquent que la décision pourrait intervenir après les cérémonies funéraires organisées à Téhéran.
Parallèlement, les autorités israéliennes déclarent que tout successeur au guide suprême pourrait être considéré comme une cible militaire dans la poursuite de l’offensive.
Une séquence militaire et politique encore ouverte
Cinq jours après le déclenchement de l’offensive, les frappes et les ripostes se poursuivent sur plusieurs théâtres d’opérations au Moyen-Orient. Des mesures de sécurité et d’évacuation de ressortissants étrangers sont également mises en place dans plusieurs pays de la région.
Les perturbations du commerce maritime, la succession politique en Iran et les réactions diplomatiques internationales constituent désormais des dimensions centrales de la séquence.
La poursuite des opérations militaires pourrait-elle modifier l’équilibre régional au Moyen-Orient ? Les initiatives diplomatiques évoquées par plusieurs États peuvent-elles ouvrir une perspective de cessez-le-feu à court terme ?