Air France a annoncé la suspension temporaire de ses vols entre l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et La Havane, capitale de Cuba. La mesure doit entrer en vigueur à la fin du mois de mars. La compagnie explique cette décision par une pénurie de carburant affectant l’approvisionnement des avions sur l’île.
La liaison comptait trois vols hebdomadaires entre Paris et La Havane. Selon les informations communiquées par la compagnie, l’interruption de ces rotations de vols devrait durer au minimum jusqu’à la mi-juin, sous réserve d’une amélioration de la situation énergétique locale.
« Les informations mentionnent tour à tour une reprise possible “mi-juin” ou “au moins jusqu’au 15 juin”, selon les formulations retenues. »
Une pénurie de kérosène sur l’île
La décision intervient dans un contexte de tensions sur l’approvisionnement énergétique de Cuba. Le carburant utilisé par les avions, appelé kérosène, est un carburant dérivé du pétrole destiné à l’aviation. Il est nécessaire pour effectuer les opérations de ravitaillement dans les aéroports.
Plusieurs éléments décrivent une absence récente d’entrées de pétroliers transportant du carburant vers l’île. Certains récits indiquent qu’aucun navire de ce type n’est arrivé depuis le début du mois de janvier. Cette situation affecte l’ensemble de la chaîne énergétique et touche notamment le secteur du transport aérien.
« L’expression “pénurie de carburant” est utilisée de manière récurrente, parfois précisée comme “pénurie de kérosène”. »
Une liaison régulière entre Paris et La Havane
La route aérienne entre Paris et La Havane constitue l’une des liaisons directes reliant la France à Cuba. Elle était assurée par Air France à raison de plusieurs vols par semaine depuis l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.
La suspension concerne uniquement cette liaison. Elle ne constitue pas une fermeture définitive de la route aérienne, la compagnie évoquant une interruption temporaire liée à l’approvisionnement en carburant sur l’île.
Air France indique que les passagers ayant déjà réservé des billets pour ces vols seront contactés. Les clients concernés doivent se voir proposer plusieurs options, notamment un report de voyage, un avoir ou un remboursement intégral sans frais.
Une reprise dépendante de la situation énergétique
La suspension des vols intervient dans un contexte d’approvisionnement en carburant incertain sur l’île. Les conditions de reprise de la liaison aérienne restent liées à la disponibilité du carburant nécessaire au fonctionnement des vols internationaux.
La durée exacte de l’interruption dépendra-t-elle de l’évolution de la situation énergétique de Cuba ?
Les compagnies aériennes pourront-elles maintenir leurs opérations régulières si la pénurie de carburant sur l’île devait se prolonger ?