Les États-Unis et Israël mènent depuis le 28 février une campagne militaire contre l’Iran. Les bombardements aériens visent des installations militaires et des infrastructures liées au programme balistique iranien. La République islamique a répondu par des tirs de missiles et de drones visant Israël, des bases militaires américaines et plusieurs zones stratégiques du Golfe.
Selon plusieurs bilans publiés au sixième jour des combats, les frappes ont touché de nombreux sites en Iran. Les forces israéliennes affirment avoir neutralisé plus de 300 lanceurs de missiles balistiques iraniens. De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique — force militaire dépendant directement du pouvoir politique iranien — indique avoir frappé une vingtaine de sites militaires américains dans la région.
« Les informations disponibles décrivent simultanément une campagne aérienne contre l’Iran et des ripostes par missiles et drones visant plusieurs États de la région. »
Les opérations militaires s’inscrivent dans un cadre régional plus large. Des tirs de missiles ont été signalés dans plusieurs pays du Golfe et jusqu’en Méditerranée orientale. Certaines infrastructures militaires ou portuaires ont également été visées.
Une guerre aérienne et balistique à grande échelle
Les frappes initiales ont ciblé des installations liées aux missiles iraniens ainsi que des infrastructures militaires et sécuritaires dans plusieurs régions du pays. L’objectif déclaré par les autorités israéliennes et américaines consiste à réduire les capacités balistiques et militaires de Téhéran.
Les opérations reposent principalement sur une campagne aérienne. Ce type d’offensive consiste à utiliser l’aviation et des missiles de croisière pour frapper des objectifs militaires à distance, sans déploiement massif de troupes terrestres. Plusieurs analyses décrivent l’intensité de ces bombardements comme l’une des plus importantes menées dans la région depuis plusieurs décennies.
En réponse, l’Iran a lancé des salves de missiles vers Israël et vers des installations américaines dans la région. Des alertes aériennes ont été déclenchées dans plusieurs villes israéliennes, notamment autour de Tel-Aviv.
Parallèlement, les hostilités se jouent aussi en mer. Le torpillage d’un navire iranien par un sous-marin américain et les menaces iraniennes contre la navigation commerciale ont accentué les tensions dans le Golfe persique.
« Les récits médiatiques alternent entre descriptions d’opérations militaires et analyses des capacités balistiques ou navales des belligérants. »
L’ouverture d’un front au Liban
Le conflit s’est étendu au Liban, où Israël mène désormais des opérations contre le Hezbollah, organisation politico-militaire chiite soutenue par l’Iran.
L’armée israélienne a lancé une offensive terrestre dans le sud du Liban. Elle a également appelé les habitants de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer certaines zones. Ce secteur constitue un bastion du Hezbollah. Les appels à l’évacuation ont provoqué des déplacements de population vers d’autres quartiers de la capitale libanaise.
Selon les autorités sanitaires libanaises, les combats ont fait plus d’une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés depuis le début de l’offensive.
Dans le même temps, des combattants du Hezbollah ont été déployés dans le sud du pays pour affronter les forces israéliennes. Plusieurs analyses évoquent la possibilité pour Israël d’établir une zone de sécurité le long de la frontière. Celle-ci pourrait s’étendre jusqu’au fleuve Litani, situé entre quatre et trente kilomètres de la ligne de démarcation.
Un conflit qui s’étend à d’autres pays de la région
Les affrontements ont également pris une dimension régionale. Des frappes iraniennes ont été signalées contre des groupes kurdes en Irak. Des drones ont aussi frappé l’aéroport de Nakhitchevan en Azerbaïdjan.
Dans le Golfe persique, l’Iran affirme avoir touché des installations militaires américaines. Les tensions autour du détroit d’Ormuz — passage maritime par lequel transite environ un quart du pétrole et du gaz mondiaux — se sont accentuées.
Le détroit d’Ormuz constitue un corridor maritime étroit reliant le Golfe persique à l’océan Indien. Toute perturbation du trafic dans cette zone peut affecter les marchés énergétiques mondiaux.
Plusieurs marines occidentales étudient la sécurisation de cette voie maritime. Dans le même temps, certains pétroliers contournent déjà la zone.
Réactions politiques et décisions militaires
Aux États-Unis, le Sénat a rejeté une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires du président dans cette guerre. Le vote maintient les prérogatives de l’exécutif en matière d’opérations militaires extérieures.
En Europe, certains États participent indirectement à la gestion de la crise. La France a annoncé l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et d’autres moyens militaires en Méditerranée orientale afin de protéger ses intérêts et ses ressortissants.
Plusieurs pays organisent également des opérations de rapatriement. Des centaines de citoyens européens ont déjà quitté la région, tandis que d’autres attendent encore une évacuation. Un avion affrété pour rapatrier des ressortissants français a dû faire demi-tour après des tirs de missiles dans la zone.
Conséquences économiques et logistiques
La guerre a déjà des effets sur l’économie mondiale. Les prix du pétrole et du kérosène ont fortement augmenté depuis le début des bombardements.
En France et dans plusieurs pays européens, les prix du carburant ont commencé à progresser. Dans certaines stations-service, le litre de gazole dépasse déjà deux euros.
La hausse des prix de l’énergie se répercute également sur d’autres secteurs, notamment l’agriculture, les transports et certaines industries dépendantes des importations énergétiques.
Une situation militaire et politique encore incertaine
Après six jours de combats, les opérations militaires se poursuivent en Iran, au Liban et dans plusieurs zones du Golfe. Les frappes aériennes, les tirs de missiles et les affrontements au sol continuent d’être signalés dans plusieurs régions.
Dans le même temps, des initiatives diplomatiques et militaires se multiplient pour contenir l’extension des hostilités et protéger les ressortissants étrangers.
L’ampleur réelle des capacités militaires encore disponibles en Iran reste débattue, tout comme la possibilité d’une extension du conflit vers d’autres pays de la région.
Les opérations militaires se limiteront-elles aux fronts actuels ou pourraient-elles s’étendre à d’autres territoires voisins ? Et dans quelle mesure les initiatives diplomatiques pourraient-elles infléchir la dynamique du conflit à ce stade ?