Une nouvelle série de frappes aériennes israéliennes a visé Téhéran et d’autres sites en Iran. Parallèlement, l’armée israélienne intensifie ses opérations contre le Hezbollah au Liban. Le conflit a débuté le 28 février avec une campagne militaire menée par Israël contre des installations militaires et des structures du pouvoir iranien. Une semaine après le début de l’offensive, les bombardements se poursuivent à Téhéran et dans plusieurs régions du Liban, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du pays.
« Les articles évoquent alternativement une “guerre en Iran”, une “guerre au Moyen-Orient” ou une “escalade régionale” pour décrire la même séquence militaire. »
Selon l’armée israélienne, ces frappes visent des infrastructures militaires et politiques liées au régime iranien ainsi qu’aux organisations armées alliées à Téhéran, en particulier le Hezbollah libanais. Le Hezbollah est une organisation politico-militaire chiite basée au Liban, soutenue financièrement et militairement par l’Iran, et considérée par Israël comme une menace sécuritaire directe.
Frappes sur Téhéran et destructions d’infrastructures
Les bombardements ont touché plusieurs sites institutionnels et militaires en Iran. Des images satellites diffusées publiquement montrent des dégâts importants sur des bâtiments associés au pouvoir iranien. L’armée israélienne affirme avoir ciblé des infrastructures stratégiques et des installations utilisées par les forces armées iraniennes.
Des explosions ont également été signalées dans l’ouest de Téhéran. Selon certaines sources, une installation souterraine associée au guide suprême iranien aurait été visée. Le guide suprême est l’autorité politique et religieuse la plus élevée du système institutionnel iranien et dispose d’un contrôle direct sur les forces armées et les institutions clés du pays.
Dans le même temps, une frappe ayant touché une école de filles dans la ville iranienne de Minab a provoqué la mort de nombreuses personnes, dont des enfants selon des analyses d’images et des témoignages. L’origine exacte de cette frappe fait l’objet d’enquêtes et de déclarations contradictoires.
« Les récits relatifs au bombardement de l’école de Minab diffèrent sur l’origine de la frappe et le nombre de victimes mentionnées. »
Extension du conflit au Liban
Parallèlement aux opérations en Iran, l’armée israélienne mène des bombardements intensifs dans plusieurs régions du Liban, principalement dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du pays. Les autorités libanaises font état de plusieurs centaines de victimes et de centaines de blessés depuis le début de l’offensive.
Ces frappes visent principalement des positions attribuées au Hezbollah. Israël affirme vouloir créer une zone de sécurité le long de la frontière nord afin d’empêcher les tirs de roquettes vers son territoire.
Selon des organisations humanitaires, environ 300 000 personnes auraient été déplacées au Liban à la suite des bombardements et des ordres d’évacuation diffusés par l’armée israélienne dans certaines zones urbaines. De nombreux habitants ont quitté la banlieue sud de Beyrouth pour se réfugier dans d’autres quartiers ou dans des régions plus éloignées.
Réactions militaires et ripostes iraniennes
L’Iran a annoncé plusieurs actions de représailles contre des intérêts américains et alliés dans la région. L’armée iranienne affirme notamment avoir lancé des drones et attaqué des bases militaires américaines au Koweït. Les autorités iraniennes ont également revendiqué l’attaque d’un pétrolier lié aux États-Unis dans le Golfe.
Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique reliant le Golfe persique à l’océan Indien, par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole, connaît une forte perturbation du trafic maritime. Le nombre de navires ayant traversé ce passage a fortement diminué, tandis que certains pétroliers restent immobilisés dans la zone.
Les États-Unis ont annoncé leur intention d’escorter des navires marchands dans cette zone maritime lorsque les conditions de sécurité le permettront.
Mobilisations militaires et réactions internationales
Plusieurs États ont renforcé leur présence militaire dans la région ou déployé des moyens pour protéger leurs ressortissants. La France a notamment envoyé le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale et organisé des vols de rapatriement pour ses citoyens présents dans plusieurs pays du Golfe.
Des milliers de ressortissants étrangers ont été rapatriés depuis les Émirats arabes unis et d’autres pays de la région. Certains vols ont été interrompus ou déroutés en raison de tirs de missiles signalés dans l’espace aérien.
Aux États-Unis, le Congrès a rejeté une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires du président dans ce conflit. La Constitution américaine permet au Congrès d’encadrer les opérations militaires du président. Dans ce cas précis, la majorité des parlementaires a refusé d’imposer de nouvelles restrictions.
Conséquences économiques et perturbations régionales
Le conflit entraîne également des répercussions économiques. Les prix du pétrole ont atteint leur niveau le plus élevé depuis près de deux ans, entraînant une hausse des prix des carburants dans plusieurs pays.
Le transport maritime et aérien dans la région est fortement perturbé. Des milliers de marins et de passagers se retrouvent immobilisés dans le Golfe, tandis que certaines routes commerciales et touristiques sont interrompues.
Des organisations environnementales alertent également sur les risques écologiques liés aux pétroliers immobilisés dans le Golfe, qui transporteraient plusieurs millions de tonnes de pétrole brut.
Une situation militaire encore évolutive
Les bombardements se poursuivent en Iran et au Liban, tandis que plusieurs acteurs régionaux restent mobilisés autour du conflit. Les autorités israéliennes évoquent une nouvelle phase des opérations militaires, sans préciser l’ampleur ou la durée des actions envisagées.
Dans le même temps, des frappes, des déplacements de population et des perturbations économiques continuent d’être signalés dans plusieurs zones de la région.
Quels objectifs militaires précis les opérations en cours cherchent-elles à atteindre à moyen terme ? L’extension du conflit au Liban pourrait-elle entraîner l’implication directe d’autres acteurs régionaux ?