Une étude scientifique publiée le 9 mars examine les politiques d’élimination des animaux classés « susceptibles d’occasionner des dégâts » en France. Ces mesures concernent notamment des espèces comme les renards, certains mustélidés et plusieurs corvidés. Elles sont mises en œuvre pour limiter des pertes économiques dans l’agriculture ou réduire certains risques sanitaires.
Les chercheurs indiquent qu’environ 1,7 million d’animaux appartenant à ces catégories sont tués chaque année dans le pays. L’analyse compare le coût des dispositifs de destruction aux dommages économiques attribués à ces espèces. Selon les résultats présentés, les dépenses associées aux campagnes d’élimination seraient plusieurs fois supérieures aux pertes évaluées.
« Chaque année, des millions d’animaux sont éliminés dans le cadre d’un dispositif national dont l’efficacité et le coût font désormais l’objet d’une évaluation scientifique détaillée. »
L’étude a été conduite par des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle. Elle s’appuie sur des données relatives aux populations animales, aux campagnes de régulation et aux pertes économiques attribuées à ces espèces. Les résultats pourraient alimenter les débats sur les modalités de gestion de la faune concernée dans les prochaines années.