Au dixième jour du conflit, l’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles et de drones vers Israël et plusieurs pays du Golfe. Israël a annoncé en retour de nouvelles frappes sur Téhéran, Ispahan, le centre de l’Iran, Beyrouth et des positions du Hezbollah au Liban.
Les attaques ont touché ou visé des infrastructures énergétiques et maritimes, notamment à Bahreïn, dans le Golfe et autour du détroit d’Ormuz. Dans le même temps, la France a annoncé un déploiement naval et aéronaval dans la région. Paris affirme ne pas participer aux combats en cours et prépare une mission destinée à sécuriser la circulation maritime.
De nouvelles frappes en Iran, en Israël, au Liban et dans le Golfe
Les récits concordent sur une reprise des frappes iraniennes après des informations évoquant la désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême. Des missiles et des drones ont été signalés en direction d’Israël et de plusieurs États du Golfe.
Selon les secours cités dans plusieurs articles, au moins une personne est morte dans le centre d’Israël. Des blessés ont également été signalés à Bahreïn. Des explosions ont été rapportées à Tel-Aviv.
En retour, Israël a annoncé une nouvelle vague de frappes visant des « infrastructures du régime » en Iran. L’armée israélienne affirme aussi avoir ciblé des positions du Hezbollah à Beyrouth et dans l’est du Liban. Des combats au sol ont également été mentionnés dans l’est libanais après des opérations aéroportées attribuées à l’armée israélienne.
Plusieurs articles font état de frappes contre des installations pétrolières, des dépôts de carburant et des infrastructures liées à l’eau ou à la navigation. Des évacuations ont été signalées dans certains quartiers du sud de Beyrouth.
D’autres textes insistent sur l’extension géographique des tirs, qui ne se limitent plus au seul axe Israël-Iran.
« Les formulations hésitent entre “guerre en Iran” et “guerre au Moyen-Orient”, selon que l’accent est mis sur le théâtre principal ou sur l’extension régionale. »
Le détroit d’Ormuz devient un axe central du conflit
La circulation dans le détroit d’Ormuz apparaît comme l’un des points majeurs de la séquence. Plusieurs sources indiquent une forte chute du trafic maritime et évoquent des attaques ou des menaces contre des navires dans cette zone où transitent pétrole et gaz.
Des articles mentionnent aussi l’hypothèse d’un blocage durable et ses conséquences possibles sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Depuis Chypre puis à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait contribuer à la sécurité de cette zone maritime.
« Nous ne participons pas à un conflit en cours », déclare le président français.
Il a également annoncé le déploiement de « huit frégates, deux porte-hélicoptères amphibies et [le] porte-avions Charles-de-Gaulle ».
Selon les formulations retenues dans les articles, l’opération française est décrite comme destinée à « contribuer à la sécurité » du détroit, à le « rouvrir » ou à permettre la circulation de pétrole et de gaz. D’autres textes évoquent une mission « purement défensive ». Certains rappellent aussi les accords de défense conclus par Paris avec plusieurs pays de la région.
Une escalade suivie d’effets militaires et diplomatiques
L’extension du conflit a entraîné des réactions militaires au-delà des seuls belligérants directs. Le Royaume-Uni affirme avoir intercepté des drones en Jordanie et en direction de Bahreïn.
Plusieurs articles mentionnent des déploiements ou des appuis occidentaux autour de Chypre, des Émirats arabes unis, du Qatar et d’autres États du Golfe.
Emmanuel Macron a affirmé à Chypre : « Lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée. » Des articles soulignent que l’île a été visée par des drones depuis le début de la guerre et qu’elle occupe désormais une place avancée dans les dispositifs européens.
D’autres textes insistent davantage sur la volonté française de bâtir une coalition maritime pour sécuriser les voies de circulation.
En parallèle, certains articles mentionnent l’hypothèse d’un recours aux réserves stratégiques de pétrole par les pays du G7. D’autres évoquent des propositions russes d’approvisionnement aux Européens ou des discussions sur la capacité des États du Golfe à tenir face à une guerre prolongée.
« Les déclarations françaises sont présentées tantôt comme une mission de sécurisation maritime, tantôt comme un renforcement militaire autour du conflit. »
Le pétrole, les marchés et les populations civiles au premier plan
La flambée des prix de l’énergie est l’un des effets les plus fréquemment relevés. Plusieurs articles situent le baril au-dessus de 115 dollars. Certains évoquent plus de 120 dollars, tandis que d’autres mentionnent un niveau proche de 100 dollars.
Les textes convergent toutefois sur une hausse brutale du pétrole et du gaz, accompagnée de fortes tensions sur les marchés financiers.
Le conflit touche aussi directement les civils. Des articles signalent des dégâts sur des infrastructures pétrolières et hydrauliques, des pollutions de l’air à Téhéran et des déplacements de population au Liban. Un prêtre aurait également été tué dans le sud du Liban selon plusieurs récits.
D’autres textes évoquent les conséquences possibles d’une guerre longue sur l’approvisionnement en eau, les déplacements de population et les conditions de vie dans plusieurs capitales du Golfe.
Dans les pays du Golfe, des arrestations ont été annoncées pour la diffusion d’informations ou de vidéos liées aux attaques. Au Qatar, plus de 300 personnes auraient été interpellées selon plusieurs sources citées.
Le retour des ressortissants étrangers s’organise au compte-gouttes
Les effets du conflit se lisent aussi dans les mouvements de sortie de la région. Des cellules de crise ont été activées pour répondre aux appels de ressortissants français bloqués au Moyen-Orient ou dans des pays affectés par la fermeture d’espaces aériens.
Plusieurs articles décrivent des centres d’écoute ayant reçu plus de 10 000 appels.
Selon les chiffres avancés par les autorités françaises, 1 500 Français « vulnérables » ont déjà été rapatriés depuis le 28 février. En parallèle, environ 15 000 personnes seraient revenues par des vols commerciaux.
Le ministre des Affaires étrangères a annoncé sept vols supplémentaires dans les prochains jours.
Des témoignages évoquent toutefois des retours difficiles et des familles encore bloquées à Dubaï, au Sri Lanka ou dans d’autres points de transit.
Ces récits coexistent avec des déclarations officielles plus rassurantes sur l’organisation des retours via Oman ou d’autres itinéraires de repli. La situation reste donc décrite à la fois comme organisée sur certains axes et encore très contrainte pour une partie des voyageurs.
Une région plus large désormais engagée
À ce stade, le conflit ne se limite plus aux seuls échanges entre Israël et l’Iran. Les frappes touchent ou menacent aussi le Liban, les États du Golfe, les routes maritimes et les infrastructures énergétiques.
Plusieurs pays extérieurs au théâtre initial renforcent leur présence militaire, annoncent des interceptions ou organisent des opérations de retour de leurs ressortissants.
Dans le même temps, les chiffres avancés sur les victimes, les dégâts et les cours de l’énergie varient selon les bilans ou les moments retenus.
La future mission annoncée autour du détroit d’Ormuz modifiera-t-elle uniquement la sécurité maritime, ou aussi l’équilibre militaire régional ? Et jusqu’où l’extension des frappes à des infrastructures civiles et énergétiques redessinera-t-elle le périmètre du conflit dans les jours suivants ?