L’Environmental Investigation Agency (EIA) publie une enquête consacrée aux activités minières dans la province du Lualaba, au sud-est de la République démocratique du Congo. L’organisation met en cause les opérations du groupe minier China Molybdenum Company (CMOC) autour du site de Tenke Fungurume Mining, l’un des principaux gisements mondiaux de cobalt. Le rapport évoque des émissions industrielles associées au traitement du minerai utilisé dans la production de batteries.
Selon l’enquête, certaines installations de traitement auraient rejeté du dioxyde de soufre au-delà des normes d’émission applicables. Des habitants vivant à proximité des installations signalent l’apparition de troubles respiratoires et d’autres symptômes dans plusieurs localités voisines. Le rapport évoque également des déplacements de populations liés aux activités industrielles autour du site minier.
« Ici, l’extraction d’un métal stratégique pour les batteries s’accompagne d’accusations directes sur l’impact sanitaire d’un site industriel majeur. »
Les conclusions de l’enquête ont été rendues publiques alors que la production mondiale de cobalt reste largement concentrée en République démocratique du Congo. Les autorités congolaises et les opérateurs miniers peuvent désormais être amenés à examiner les éléments présentés dans ce rapport et les conditions d’exploitation des installations concernées.