Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuit depuis le 28 février et entre dans son douzième jour. Des frappes iraniennes ont visé des cibles américaines et israéliennes, tandis qu’Israël a annoncé de nouveaux bombardements en Iran et au Liban.
En parallèle, le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures, reste fortement perturbé. Des attaques contre des navires y sont signalées, ainsi que des soupçons de minage et des opérations militaires américaines contre des bateaux iraniens présentés comme poseurs de mines.
L’Agence internationale de l’énergie (organisation intergouvernementale chargée de la sécurité énergétique) a annoncé la mise sur le marché de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques de ses États membres.
Frappes croisées en Iran, en Israël et au Liban
L’Iran a affirmé avoir lancé dans la nuit une attaque « la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre ». Selon plusieurs comptes rendus, cette salve a visé des cibles américaines dans le Golfe ainsi que des cibles en Israël.
Des attaques contre des bases ou des sites liés aux États-Unis sont également rapportées au Koweït et à Bahreïn. D’autres incidents sont signalés dans plusieurs zones du Moyen-Orient.
Israël a, de son côté, annoncé de nouvelles frappes sur le territoire iranien. Des explosions ont été signalées à Téhéran. Des bombardements ont aussi visé Beyrouth et sa banlieue sud, avec plusieurs morts recensés au Liban et un nombre de déplacés dépassant les 700 000 selon plusieurs bilans repris dans les articles.
Dans ce cadre, plusieurs responsables américains et israéliens décrivent la campagne comme appelée à se poursuivre. D’autres déclarations mettent en avant l’idée d’une fin prochaine des opérations. Donald Trump affirme qu’il « ne reste pratiquement rien à frapper » en Iran, tout en disant que l’arrêt dépendra de sa décision.
Dans le même temps, des responsables israéliens évoquent une offensive appelée à durer « aussi longtemps que nécessaire ».
« Les formulations oscillent entre une guerre “bientôt terminée” et une campagne appelée à se poursuivre “sans limite de temps”. »
Le détroit d’Ormuz devient un front central
Le détroit d’Ormuz devient un point central du traitement de la journée. Plusieurs navires y ont été touchés par des « projectiles inconnus » ou présentés comme visés après avoir ignoré des avertissements iraniens. Des incendies à bord et des évacuations d’équipages sont rapportés.
Des sources américaines affirment avoir détruit seize bateaux iraniens présentés comme poseurs de mines. D’autres récits évoquent des mines déjà placées ou des préparatifs de minage.
Emmanuel Macron a déclaré que le détroit d’Ormuz était devenu « un théâtre de guerre ». Il a aussi indiqué que les capacités militaires iraniennes « ne sont pas réduites à zéro ».
Des déclarations françaises insistent sur la nécessité de garantir la libre circulation dans la zone, sans annoncer à ce stade l’envoi de moyens français de déminage.
La situation dans le détroit touche directement le trafic commercial. Des armateurs indiquent que des navires restent bloqués dans le Golfe. D’autres sources affirment au contraire qu’il n’y a plus de marins « coincés » dans la zone, ou que la grande majorité a été rapatriée ou a choisi de rester à bord.
Des compagnies aériennes ont suspendu ou réduit leurs liaisons vers le Golfe, et plusieurs groupes privés ont évacué leurs bureaux à Dubaï.
400 millions de barils débloqués pour contenir le choc pétrolier
Face à la hausse des cours du pétrole, les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont décidé de libérer 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves stratégiques, c’est-à-dire des stocks pétroliers d’urgence détenus par les États.
Cette décision est présentée comme la plus importante de l’histoire de l’institution. Emmanuel Macron a confirmé ce déblocage après un échange avec les dirigeants du G7.
En France, les autorités indiquent disposer de 108 jours de stocks stratégiques. Le déblocage vise à limiter la hausse des prix du pétrole et ses répercussions sur les carburants.
La décision intervient alors que le baril dépasse parfois les 100 dollars, avant un reflux partiel sous ce seuil selon les moments de la journée.
Les conséquences économiques sont décrites à plusieurs niveaux. Les prix des carburants augmentent, les chaînes logistiques sont perturbées, le transport maritime et aérien est affecté, et plusieurs secteurs exposés à l’énergie ou aux matières premières sont cités.
« Les articles parlent tour à tour de “blocage”, de “quasi-fermeture” ou de trafic “très perturbé” pour décrire l’état du détroit d’Ormuz. »
Une séquence marquée par des versions contradictoires
La frappe sur une école à Minab continue de susciter des récits contradictoires. Plusieurs articles rapportent qu’une enquête militaire américaine interne reconnaît une erreur de ciblage et la responsabilité des États-Unis. D’autres récits évoquent encore des accusations croisées entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran.
Les bilans avancés pour cette frappe dépassent 150 morts dans plusieurs récits, avec des variations selon les titres.
L’état de santé du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, demeure lui aussi incertain. Plusieurs articles indiquent qu’il serait blessé mais « sain et sauf ». D’autres insistent sur son absence publique depuis sa nomination et sur l’opacité entourant sa localisation.
Les objectifs militaires prêtés à Washington et à Tel-Aviv sont également décrits de manière non uniforme. Certains textes soulignent une coordination militaire étroite. D’autres insistent sur l’apparition de divergences, notamment sur la durée du conflit, ses buts finaux et la place d’une issue négociée ou d’une médiation.
La France active ses dispositifs diplomatiques et politiques
En France, le gouvernement a réuni les partis politiques à Matignon pour un point sur la guerre et ses conséquences. Le rendez-vous portait notamment sur les prix des carburants, la situation internationale et les conséquences du conflit pour la France.
Le gouvernement annonce aussi qu’environ 17 000 à 20 000 ressortissants français ont déjà pu rentrer depuis le début du conflit, principalement par vols commerciaux.
La France a également demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Sur le plan parlementaire, l’organisation d’un débat a été acceptée.
Dans le même temps, l’ONU réclame des exemptions humanitaires afin de garantir l’acheminement de l’aide, notamment via les routes affectées par la crise autour d’Ormuz.
Des bilans encore mouvants, des objectifs encore discutés
À ce stade, la guerre continue d’évoluer sur plusieurs théâtres à la fois : Iran, Israël, Liban, Golfe et détroit d’Ormuz. Les frappes se poursuivent, les routes énergétiques restent sous tension et les réponses économiques et diplomatiques s’organisent en parallèle.
Les bilans humains, les dégâts précis sur certaines cibles et l’ampleur réelle de l’entrave au trafic maritime continuent d’être réévalués.
Jusqu’où l’escalade autour du détroit d’Ormuz peut-elle modifier la conduite militaire des États-Unis et de leurs alliés ? Et dans quelle mesure la divergence apparente entre annonces de poursuite de la guerre et évocations d’une fin prochaine peut-elle influer sur la suite des opérations ?