L’Élysée a annoncé que le Livret A participerait au financement du programme nucléaire EPR2 à hauteur d’environ 60 %. La décision a été présentée à l’issue d’un Conseil de politique nucléaire. Celui-ci s’est tenu sur le chantier de la future centrale de Penly, en Seine-Maritime, en présence du président de la République.
Le dispositif doit permettre de soutenir la construction de six réacteurs nucléaires de nouvelle génération, appelés EPR2, sur plusieurs sites français. Le coût total du projet est estimé à environ 72,8 milliards d’euros selon l’estimation avancée par EDF.
Une décision annoncée lors d’un Conseil de politique nucléaire
La mobilisation de l’épargne réglementée a été annoncée par la présidence de la République à l’issue d’un Conseil de politique nucléaire. Cette instance réunit les autorités de l’État et les acteurs publics concernés par la stratégie nucléaire française.
La décision a été présentée lors d’un déplacement présidentiel sur le chantier de Penly, où doivent être construits deux des futurs réacteurs EPR2. L’objectif du projet est de renouveler une partie du parc nucléaire français grâce à cette nouvelle génération de réacteurs.
Selon les annonces officielles, le Livret A financerait environ 60 % du programme. Le reste du financement doit être assuré par d’autres instruments publics ainsi que par les capacités d’investissement d’EDF.
« Les titres évoquent alternativement un “financement par l’épargne des Français” ou la mobilisation de “l’épargne réglementée” pour le programme nucléaire. »
Un programme estimé à plus de 70 milliards d’euros
Le projet EPR2 prévoit la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires. Le coût global est évalué à plus de 70 milliards d’euros, avec un engagement d’EDF de maintenir l’estimation à 72,8 milliards.
Les futurs réacteurs doivent être implantés sur plusieurs sites existants du parc nucléaire français. Penly, en Seine-Maritime, doit accueillir les deux premiers réacteurs. Les centrales de Gravelines et du Bugey figurent également parmi les sites envisagés pour les constructions suivantes.
Le recours au Livret A s’inscrit dans le cadre des mécanismes d’épargne réglementée gérés en partie par la Caisse des dépôts. Ces fonds servent traditionnellement au financement du logement social et de différents investissements publics.
« Plusieurs articles reprennent l’expression “chantier du siècle” pour qualifier l’ampleur industrielle et financière du programme nucléaire. »
Un montage financier encore à préciser
L’annonce fixe un principe de financement reposant largement sur l’épargne réglementée. Les modalités précises de mobilisation du Livret A et le calendrier de mise en œuvre du projet restent encore à détailler.
Les différentes étapes du programme doivent désormais être précisées, notamment pour la répartition des financements et le lancement des chantiers sur les différents sites.
Comment seront structurés les autres financements nécessaires au programme EPR2 ? Et selon quel calendrier les six réacteurs prévus doivent-ils être mis en chantier ?