Le premier tour des élections municipales s’est déroulé le 15 mars dans l’ensemble des communes françaises. Près de 48,7 millions d’électeurs étaient appelés à renouveler les conseils municipaux pour un mandat de six ans. Selon les estimations publiées à l’issue du scrutin, la participation nationale se situe entre 56 % et 58 % des inscrits. Ce niveau reste inférieur à celui observé lors des municipales de 2014 mais supérieur au premier tour organisé en 2020 pendant la pandémie de Covid-19. Le ministère de l’Intérieur avait indiqué un taux de participation de 48,90 % à 17 heures.
Dans plusieurs communes, un maire est élu dès le premier tour lorsque la liste arrivée en tête dépasse 50 % des suffrages exprimés. Dans d’autres villes, les listes qualifiées pour le second tour doivent obtenir au moins 10 % des voix. Selon le nombre de listes maintenues, le second tour peut prendre la forme d’un duel, d’une triangulaire (trois listes maintenues) ou d’une quadrangulaire.
Une participation en recul par rapport aux scrutins précédents
Le taux d’abstention constitue l’un des éléments relevés lors de cette journée électorale. Les estimations situent la participation entre 56 % et 58,5 %, soit une baisse de plusieurs points par rapport aux municipales de 2014. Les estimations d’abstention situent le niveau entre 42 % et 44 % des électeurs inscrits.
« J’arrive très bien à vivre en me détachant de la politique », confie un électeur interrogé lors de la journée de vote.
Dans certaines communes, la configuration électorale a également limité l’offre politique : environ deux tiers des municipalités ne comptaient qu’une seule liste candidate. Cette situation conduit généralement à une élection dès le premier tour.
« Les estimations de participation oscillent entre 56 % et 58 %, tandis que plusieurs analyses évoquent une abstention élevée par rapport aux scrutins municipaux précédents. »
Des maires sortants souvent en tête dans les grandes villes
Dans plusieurs grandes villes, les listes conduites par les maires sortants arrivent en tête du premier tour.
À Marseille, la liste menée par le maire sortant Benoît Payan est créditée d’environ 38 % des suffrages, devant celle conduite par Franck Allisio. Les autres listes qualifiées ouvrent la possibilité d’une quadrangulaire au second tour.
À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet se retrouve au coude-à-coude avec Jean-Michel Aulas, les deux listes obtenant chacune environ 36 % des voix selon certaines estimations.
À Paris, la liste conduite par Emmanuel Grégoire arrive en tête avec un peu plus d’un tiers des suffrages. Plusieurs listes dépassent le seuil de qualification, ce qui pourrait conduire à une configuration à quatre listes au second tour.
Dans d’autres villes importantes, les résultats indiquent également des rapports de force serrés. À Bordeaux, le maire sortant Pierre Hurmic devance légèrement le candidat Thomas Cazenave. À Lille, le maire sortant Arnaud Deslandes est au coude-à-coude avec la candidate Lahouaria Addouche.
Victoires dès le premier tour dans plusieurs communes
Certaines villes ont élu leur maire dès le premier tour.
À Perpignan, le maire sortant Louis Aliot obtient plus de 50 % des voix selon les estimations et conserve son mandat sans second tour. Dans d’autres communes, des listes uniques ou largement majoritaires remportent également l’élection dès ce premier scrutin.
Dans les villes où aucune liste ne franchit la barre des 50 %, les candidats qualifiés peuvent maintenir leur liste ou fusionner avec une autre liste ayant obtenu au moins 5 % des suffrages pour constituer une liste commune.
Des rapports de force politiques dispersés selon les territoires
Les résultats varient fortement selon les territoires. Plusieurs formations politiques progressent dans certaines communes tandis que d’autres reculent dans certaines villes.
Dans plusieurs communes du Sud-Est, des listes associées au Rassemblement national arrivent en tête ou se qualifient pour le second tour. Dans certaines villes moyennes, le parti remporte également des municipalités dès le premier tour.
À gauche, plusieurs listes soutenues par le Parti socialiste, les écologistes ou La France insoumise se qualifient dans les grandes villes. Dans certaines communes, des discussions entre listes sont envisagées pour le second tour.
« La France insoumise revendique une “progression remarquable” et tend la main aux autres listes pour un “front antifasciste”. »
« Plusieurs articles évoquent une progression de certaines formations politiques tandis que d’autres parlent d’un scrutin contrasté selon les territoires. »
Un second tour déterminant pour plusieurs villes
Dans les communes où aucune liste n’a obtenu la majorité absolue, un second tour doit être organisé une semaine plus tard. Les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages peuvent se maintenir, tandis que celles ayant franchi 5 % peuvent fusionner avec une autre liste qualifiée.
À ce stade, les configurations du second tour varient selon les communes : duel entre deux listes, triangulaire ou quadrangulaire dans certaines grandes villes.
Les résultats définitifs et les éventuelles alliances entre listes doivent encore être confirmés dans plusieurs villes. Quelles configurations électorales émergeront après les négociations d’entre-deux-tours ? Et dans quelles communes les alliances ou les retraits de listes modifieront-ils les rapports de force observés au premier tour ?