Ali Larijani, présenté comme une figure centrale du pouvoir à Téhéran et lié aux instances de sécurité nationale, a été tué dans une frappe attribuée à Israël. Les autorités iraniennes ont confirmé sa mort et organisé ses funérailles. Dans le même temps, de nouvelles frappes ont visé des sites en Iran, le centre de Beyrouth et le sud du Liban. L’armée iranienne et le Guide suprême ont promis de « venger » sa mort. L’affrontement, déjà engagé entre Israël, l’Iran et leurs alliés respectifs, s’est durci sur plusieurs fronts.
La mort d’Ali Larijani ouvre une nouvelle séquence militaire
Les autorités iraniennes ont présenté Ali Larijani comme un responsable majeur de l’appareil de sécurité et un proche du sommet de l’État. Sa disparition a été suivie de déclarations de représailles. « Chaque goutte de sang a un prix que les assassins des martyrs devront bientôt payer », a écrit Mojtaba Khamenei. Le chef de l’armée iranienne a également annoncé une vengeance.
Plusieurs récits insistent sur son rôle institutionnel dans la sécurité nationale, le nucléaire et les relations extérieures. D’autres mettent davantage l’accent sur le vide créé au sein de la direction iranienne.
« Les formulations oscillent entre “chef de la sécurité”, “pilier du pouvoir” et “maillon clé du régime” pour désigner Ali Larijani. »
Dans les heures qui ont suivi, Israël a annoncé avoir poursuivi sa campagne de frappes contre des responsables iraniens. Le ministre du renseignement Esmaïl Khatib figure parmi les responsables que l’État hébreu dit avoir visés. Certaines sources évoquent également des pertes parmi les dirigeants, sans confirmation uniforme. Téhéran n’a pas confirmé l’ensemble de ces annonces au même rythme, ce qui laisse des incertitudes sur l’état précis des pertes au sein de l’appareil iranien.
Beyrouth et le sud du Liban de nouveau touchés
Parallèlement aux frappes en Iran, l’armée israélienne a mené de nouvelles opérations au Liban. Le centre de Beyrouth a été frappé, avec plusieurs morts et blessés selon les autorités libanaises. Des bombardements ont aussi touché le sud du pays. Des ordres d’évacuation ont été diffusés pour plusieurs localités.
Cette extension géographique confirme que la séquence ne se limite pas au territoire iranien. Les frappes sur Beyrouth sont décrites comme un élargissement des zones visées dans la capitale libanaise. Elles concernent des secteurs au-delà de ceux déjà touchés depuis le début du conflit. Des infrastructures civiles, des routes et des ponts figurent parmi les sites mentionnés comme atteints ou menacés.
Les sites énergétiques deviennent un enjeu direct
Plusieurs frappes ont visé des installations gazières iraniennes, notamment le champ de South Pars/North Dome, un gisement partagé par l’Iran et le Qatar. Ces attaques ont relancé les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique régional. Elles alimentent aussi la possibilité d’une extension du conflit aux infrastructures stratégiques.
Les marchés ont immédiatement réagi à ces opérations, avec une hausse du pétrole signalée dans plusieurs récits. D’autres articles indiquent toutefois que l’effet sur les prix reste, à ce stade, plus limité que lors d’autres crises récentes. La situation du détroit d’Ormuz demeure un point de vigilance. Une perturbation durable du trafic maritime pourrait avoir des effets bien au-delà de la région.
« Les articles sur l’énergie emploient alternativement les registres de la “hausse”, du “tremblement” des marchés ou d’un choc “plus limité”. »
Washington confronté à des désaccords internes
Le conflit a également provoqué des tensions aux États-Unis. Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, a démissionné en contestant les justifications avancées pour la guerre. Plusieurs articles rapportent qu’il a mis en cause l’idée d’une menace imminente iranienne. Il a également dénoncé l’influence d’Israël sur la décision américaine.
En parallèle, une évaluation du renseignement américain, citée dans plusieurs sources, indique que l’Iran n’avait pas relancé ses activités d’enrichissement nucléaire détruites en 2025. Cette appréciation contredit publiquement l’un des arguments avancés par Donald Trump. Le président américain apparaît aussi engagé dans des tensions avec ses alliés. Ces désaccords portent notamment sur l’ampleur du soutien international à l’opération en cours.
Ces divergences ne remettent pas en cause l’engagement militaire déjà lancé. Elles installent toutefois un débat sur les objectifs poursuivis, la durée probable du conflit et la coordination entre Washington et ses partenaires.
Information brouillée, pénuries aggravées, civils exposés
La guerre se joue aussi sur le terrain informationnel. Une vidéo de bombardement attribuée à Téhéran s’est révélée fausse après avoir été relayée par des journalistes et par des responsables israéliens. D’autres articles signalent une circulation massive de contenus trompeurs autour de la mort de Larijani et des frappes en cours.
Sur le terrain, plusieurs sources décrivent un affaiblissement du système de santé iranien. Des pénuries de médicaments sont signalées. Des hôpitaux sont également touchés ou désorganisés. Au Liban, les frappes sur Beyrouth et les ordres d’évacuation dans le sud exposent à nouveau les civils à des déplacements et à des risques accrus. À Gaza, certains textes indiquent que les opérations militaires se poursuivent en parallèle.
À ce stade, les faits établis montrent une intensification simultanée des frappes israéliennes contre des responsables iraniens, des sites énergétiques et des positions au Liban après la mort d’Ali Larijani. L’Iran a répondu par des menaces de représailles et des tirs signalés contre Israël. Les États-Unis restent engagés dans l’opération malgré des dissensions internes. Le conflit affecte désormais les chaînes énergétiques, les équilibres politiques iraniens et plusieurs populations civiles de la région.
La campagne de frappes contre les responsables iraniens modifiera-t-elle durablement la structure de décision à Téhéran ? L’extension des opérations aux sites énergétiques et aux centres urbains ouvrira-t-elle une nouvelle phase régionale du conflit ?