Une série de cas de méningite à méningocoque a été signalée au Royaume-Uni, notamment dans le sud-est de l’Angleterre. Plusieurs dizaines de cas ont été recensés, avec au moins deux décès.
À Canterbury, considérée comme un foyer de contamination, les autorités sanitaires ont lancé une campagne de vaccination ciblant principalement les jeunes. En France, une salariée d’un site industriel situé à La Hague est décédée d’une méningite, avec une cinquantaine de cas contacts identifiés et pris en charge.
Une campagne de vaccination déclenchée dans un foyer identifié
Les autorités britanniques ont mis en place une campagne de vaccination dans la ville de Canterbury, après l’identification d’un foyer de contamination.
Cette campagne cible principalement les jeunes adultes, notamment des étudiants, considérés comme particulièrement exposés dans ce contexte.
Les données disponibles indiquent qu’au moins 29 cas ont été recensés dans le pays.
Ces cas concernent principalement des infections à méningocoque. Certaines formes peuvent évoluer rapidement en l’absence de prise en charge.
Une infection bactérienne à évolution rapide
La méningite désigne plusieurs infections des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière.
La forme bactérienne, notamment à méningocoque, est décrite comme pouvant entraîner des complications graves en un temps très court.
« La méningite bactérienne constitue la forme la plus dangereuse de la maladie et peut entraîner la mort en 24 heures, sans prise en charge rapide. »
Les campagnes de vaccination visent à limiter la propagation de souches identifiées, notamment le méningocoque de groupe B (type de bactérie responsable de certaines formes de méningite), impliqué dans plusieurs cas recensés au Royaume-Uni.
Un décès en France et une surveillance des cas contacts
En France, une salariée travaillant sur le site industriel de La Hague est décédée après avoir contracté une méningite.
Le décès est intervenu à l’hôpital de Cherbourg. À la suite de ce cas, environ 50 personnes identifiées comme cas contacts (personnes ayant été en contact avec la personne infectée) ont été placées sous surveillance et ont reçu un traitement préventif.
Les autorités sanitaires et l’entreprise ont mis en place des mesures pour limiter les risques de transmission.
Les investigations en cours portent sur l’identification de l’origine de l’infection et sur les éventuelles chaînes de contamination.
« Aucun lien n’a été établi avec l’épidémie en Angleterre », indique la direction du site concerné.
Un lien entre les deux situations non établi à ce stade
Les éléments disponibles indiquent que le cas français ne présente pas de lien établi à ce stade avec la situation observée au Royaume-Uni.
Les deux situations sont traitées dans des cadres sanitaires distincts, avec des dispositifs de suivi adaptés à chaque contexte.
Les autorités françaises ont rappelé l’existence de dispositifs de vaccination déjà renforcés contre certaines formes de méningocoque.
Ces mesures s’inscrivent dans un contexte d’augmentation des cas observés depuis plusieurs années.
« Les expressions varient entre “épidémie sans précédent”, “vague de cas” et “cluster localisé” pour qualifier la situation au Royaume-Uni. »
Des enquêtes en cours et des chaînes de transmission à préciser
Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour identifier les sources de contamination et les chaînes de transmission dans les deux contextes.
Les dispositifs de vaccination et de surveillance restent en place pour limiter la propagation.
Quels éléments permettront d’établir précisément les chaînes de contamination dans chacun des contextes ?
Les mesures de vaccination engagées suffiront-elles à contenir la propagation des cas identifiés ?