Une délégation ukrainienne a engagé un nouveau cycle de discussions avec des représentants américains aux États-Unis, à Miami selon plusieurs éléments fournis, pour tenter de rapprocher les positions en vue d’un accord de paix global. Volodymyr Zelensky est resté à Kiev tandis que Steve Witkoff, côté américain, a évoqué des « réunions constructives ». En parallèle, une délégation de l’OTAN conduite par l’amiral français Pierre Vandier s’est rendue à Kiev, une visite présentée comme inédite à ce niveau depuis le début de l’invasion russe. Sur le terrain, l’Ukraine a revendiqué une frappe contre la raffinerie de Saratov, en Russie, tandis que Moscou a affirmé avoir fait face à une vague de près de 300 drones.
Des discussions relancées sans présence russe
Les échanges entre responsables ukrainiens et américains portent sur les points encore en suspens en vue d’un accord plus large. Volodymyr Zelensky a déclaré que « la question clé est de comprendre dans quelle mesure la Russie est prête à œuvrer véritablement à la fin de la guerre ». Aucun représentant russe n’est mentionné dans ce nouveau cycle de discussions.
La visite de la délégation de l’OTAN à Kiev ajoute un volet militaire et institutionnel à cette séquence. Selon la présidence ukrainienne, les échanges ont notamment porté sur une possible participation de militaires ukrainiens à de futurs exercices de l’Alliance. Cette visite intervient alors que l’Ukraine cherche à maintenir ses soutiens extérieurs pendant que les négociations avec Washington se poursuivent.
« Les formulations insistent tantôt sur des “réunions constructives”, tantôt sur les “points en suspens” encore à régler avant tout accord. »
Frappes, drones et aides contestées
Dans le même temps, les opérations militaires continuent. Kiev affirme avoir frappé la raffinerie de Saratov, tandis que la Russie dit avoir subi une attaque nocturne de plusieurs centaines de drones. D’autres récits évoquent une attaque ayant fait deux morts et six blessés à Zaporijia, ainsi qu’une intensification des usages militaires et civils des drones dans la guerre.
Autour du conflit, plusieurs éléments montrent aussi une implication internationale qui dépasse le seul front. À Bruxelles, le veto hongrois sur une aide de 90 milliards d’euros à l’Ukraine a provoqué de vives réactions. D’autres récits décrivent la formation de travailleurs humanitaires face au danger des drones, la diffusion de vidéos de torture ou d’exécution sur les réseaux sociaux, ainsi que des méthodes de recrutement ou de propagande attribuées à la Russie, y compris via les jeux vidéo. Un portrait revient également sur l’itinéraire d’un mercenaire camerounais parti combattre pour l’armée russe.
Des pourparlers ouverts, un front toujours actif
À ce stade, les discussions entre l’Ukraine et les États-Unis se poursuivent, la Russie n’étant pas associée à cette séquence de négociation. En parallèle, les opérations militaires continuent de part et d’autre, avec des frappes revendiquées, des attaques de drones et des conséquences humaines toujours signalées sur le terrain.
Ces échanges peuvent-ils déboucher sur un cadre accepté à la fois par Moscou et par Kiev ? Et la poursuite simultanée des frappes et des combats laisse-t-elle entrevoir un ralentissement du conflit, ou seulement une nouvelle phase de négociation sous contrainte militaire ?