Le procès de la catastrophe ferroviaire de Tempé s’est ouvert le 23 mars à Larissa, en Grèce, avant d’être reporté dans la journée. Il porte sur la collision frontale de deux trains survenue le 28 février 2023, qui a causé la mort de 57 personnes. Trente-six accusés devaient comparaître pour répondre de leurs responsabilités individuelles dans ce drame.
Parmi les personnes poursuivies figurent des chefs de gare, d’anciens responsables des chemins de fer et des fonctionnaires du secteur des transports. L’audience a été interrompue après de vives tensions dans la salle, où des familles de victimes ont dénoncé des conditions d’organisation jugées inadaptées. Une grève des cheminots a également accompagné cette ouverture de procès à l’échelle du pays.
« Ici, ce n’est pas seulement l’ouverture d’un grand procès pénal, mais l’examen public d’un accident ferroviaire devenu un dossier national en Grèce. Le report dès la première audience donne à la procédure une portée judiciaire et institutionnelle immédiate. »
La juridiction doit désormais fixer la reprise des débats et préciser les conditions matérielles de leur tenue. La suite de la procédure devra permettre d’examiner les responsabilités retenues contre les 36 accusés et le déroulement complet de l’instruction.