Nestlé Waters comparaît devant le tribunal correctionnel de Nancy pour des décharges sauvages de bouteilles en plastique laissées aux abords de Vittel et Contrexéville, dans les Vosges. Le dossier porte sur une contamination des sols, des cours d’eau et des nappes liées aux eaux Contrex et Hépar. L’audience s’est ouverte le 23 mars.
Les poursuites visent des pollutions aux microplastiques décrites comme très élevées dans plusieurs analyses versées au dossier. Le groupe est accusé d’avoir maintenu pendant des décennies ces amas de déchets à proximité des ressources en eau. L’audience a toutefois été suspendue jusqu’au mardi 24 mars après l’annulation d’analyses contestées par la défense.
« Ce dossier relie directement une gestion locale des déchets à la qualité de ressources en eau minérale exploitées à grande échelle. Il documente aussi une pollution durable sur un territoire étroitement associé à l’industrie de l’eau embouteillée. »
La reprise de l’audience doit préciser quelles pièces restent recevables dans la procédure. Le tribunal devra ensuite examiner les responsabilités retenues et les éléments techniques encore utilisables pour juger l’affaire.