Municipales à Nice : Éric Ciotti prend la mairie et recompose sa majorité

Éric Ciotti a été installé maire de Nice par 52 voix sur 69, avec une nouvelle équipe municipale, l’absence de Christian Estrosi et les premiers signes d’une recomposition locale à droite.

Municipales à Nice : Éric Ciotti prend la mairie et recompose sa majorité

Éric Ciotti a été officiellement élu maire de Nice lors du conseil municipal d’installation, avec 52 voix sur 69 conseillers municipaux. Cette séance a marqué l’ouverture effective de la nouvelle mandature après sa victoire au second tour. Christian Estrosi, maire sortant, était absent. Dans la foulée, la nouvelle majorité a désigné ses adjoints, installé Françoise Souliman comme première adjointe et commencé à afficher ses premiers choix politiques et organisationnels, sur fond de manifestations devant l’hôtel de ville et de ralliements dans le camp de la droite locale.

Une installation formelle avec 52 voix sur 69

Le premier fait stabilisé de la séquence est le vote d’installation. Éric Ciotti a obtenu 52 suffrages sur les 69 membres du conseil municipal niçois. L’élection a été suivie de la remise de l’écharpe de maire et d’un premier discours, dans lequel il a affirmé vouloir « en finir avec les guerres d’ego » et adressé « un salut républicain » à Christian Estrosi.

L’absence du maire sortant a été relevée comme un élément de la séance. Elle a renforcé l’idée d’une rupture politique et personnelle entre les deux hommes, longtemps alliés dans la vie politique locale. Plusieurs récits insistent aussi sur le changement de méthode revendiqué par le nouveau maire. « Le temps de la verticalité est révolu », a-t-il déclaré au cours de cette installation. Dans un autre registre, il a également affirmé : « Nous allons reconquérir Nice, quartier par quartier. »

Une nouvelle équipe municipale autour de Françoise Souliman

La recomposition locale a pris une forme immédiate avec la nomination des adjoints. Éric Ciotti a constitué une équipe de 26 adjoints. Françoise Souliman a été désignée première adjointe, ce qui place une ancienne haute fonctionnaire au premier rang de l’exécutif municipal.

Les présentations de cette équipe insistent sur la diversité des profils : personnalités issues de la société civile, anciens soutiens de campagne, figures passées par l’administration, mais aussi transfuges du camp de Christian Estrosi. La composition de l’exécutif municipal est donc l’un des premiers marqueurs concrets du nouveau rapport de forces installé à Nice.

« Les récits de la séance insistent moins sur le seul vote que sur les signes de bascule : absence du maire sortant, nouveaux adjoints, première adjointe et transfuges intégrés à l’exécutif. »

Des prolongements immédiats dans la droite locale

L’installation municipale s’est accompagnée d’un mouvement politique plus large dans les Alpes-Maritimes. Henri Leroy, sénateur jusque-là membre des Républicains et soutien d’Éric Ciotti pendant la campagne municipale, a annoncé quitter son parti pour rejoindre l’UDR. Il déclare : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron. »

Ce ralliement dépasse la seule symbolique personnelle. Il signale un déplacement d’alliances dans le département et ouvre la perspective d’une nouvelle structuration des droites locales à l’approche d’autres échéances, notamment sénatoriales. À l’échelle niçoise, il renforce l’idée que la prise de la mairie ne se limite pas à un changement d’occupant du bureau du maire, mais s’accompagne d’une redistribution plus large des fidélités politiques.

Manifestation, héritage Estrosi et premiers dossiers

La journée d’installation n’a pas été cantonnée au conseil municipal. Environ 150 manifestants se sont rassemblés devant la mairie à la sortie de la séance. Cette mobilisation a constitué la première expression visible d’opposition de rue à la nouvelle majorité municipale.

Dans le même temps, plusieurs éléments ont mis en scène la transition avec l’ère précédente. Le nouveau maire a pris possession d’un bureau dans lequel Christian Estrosi avait laissé deux objets rappelant leur ancienne proximité. Cette transmission, très commentée, a ajouté une dimension personnelle à une séquence déjà marquée par la rupture politique.

Les premiers dossiers évoqués par Éric Ciotti montrent aussi que l’installation municipale débouche immédiatement sur des arbitrages concrets. Il s’est dit prêt à accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030 à Nice, tout en maintenant ses réserves sur le projet initial, notamment autour de l’utilisation du stade pour les épreuves de glace. Il a également profité de son discours d’installation pour lancer un appel à des policiers municipaux d’une autre ville, inscrivant dès cette première prise de fonction un marqueur politique sur les questions de sécurité.

Une recomposition engagée, mais encore incomplète

À ce stade, la séquence a fixé plusieurs éléments : un nouveau maire officiellement installé, une majorité municipale structurée, une première adjointe désignée, un ancien sénateur LR rallié et une opposition déjà visible dans la rue. Le changement de cycle politique à Nice est donc acté institutionnellement et commence à produire des effets dans l’organisation de la droite locale.

Reste à voir jusqu’où ira cette recomposition autour d’Éric Ciotti dans le département. La nouvelle majorité municipale parviendra-t-elle à stabiliser durablement ses équilibres internes et à imposer sa ligne sur les premiers dossiers structurants de la mandature ?

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