Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a annoncé qu’il allait porter plainte après une séquence diffusée sur CNews dans laquelle un intervenant, interrogé sur son élection, a notamment déclaré que l’« Homo sapiens » appartenait à « la famille des grands singes ». D’autres formulations, dont le mot « tribu », ont également été relevées dans les traitements consacrés à cette affaire. En parallèle, plusieurs parlementaires ont saisi l’Arcom, tandis que l’élu a annoncé vouloir prendre l’initiative d’un rassemblement citoyen contre le racisme prévu le 4 avril.
Une séquence télévisée à l’origine de la plainte
Le point de départ de cette séquence est une émission de CNews consacrée au nouveau maire de Saint-Denis, élu sous l’étiquette LFI. Plusieurs articles rapportent qu’un psychologue invité sur le plateau a tenu des propos établissant un parallèle entre l’organisation humaine, les « grands singes » et la figure du « chef de tribu », alors qu’il était interrogé sur Bally Bagayoko.
Ces propos ont été rapidement repris dans l’espace public et qualifiés de racistes par plusieurs responsables politiques. Bally Bagayoko a alors annoncé son intention de déposer plainte contre la chaîne. Selon plusieurs formulations rapportées, il a également dit vouloir organiser « un grand rassemblement » antiraciste ou « un rassemblement citoyen » contre le racisme.
Le sujet ne porte donc pas sur une polémique générale autour d’une campagne municipale, mais sur une séquence précise diffusée sur une chaîne de télévision, suivie de démarches judiciaires et de saisines du régulateur.
La réponse de Bally Bagayoko et les premières démarches
Bally Bagayoko a confirmé publiquement sa volonté de porter plainte. Plusieurs récits indiquent qu’il a pris la parole dans les heures ayant suivi la diffusion de la séquence, en reliant cette réponse judiciaire à une mobilisation publique plus large.
L’élu a annoncé un rassemblement prévu le samedi 4 avril. Dans plusieurs versions rapportées, ce rassemblement est présenté comme dirigé contre le racisme, et parfois aussi contre le fascisme. La plainte, elle, vise la diffusion des propos tenus à son encontre sur CNews.
En parallèle, plusieurs textes rappellent que Bally Bagayoko est le nouveau maire de Saint-Denis et qu’il a été visé à plusieurs reprises depuis son élection par des commentaires ou des attaques portant sur son identité, son parcours ou son positionnement politique. Dans le cadre de ce sujet précis, seuls les propos tenus sur la chaîne et les réactions institutionnelles qui en découlent sont au centre de la séquence.
Les parlementaires saisissent l’Arcom
En plus de la plainte annoncée par le maire, plusieurs parlementaires ont engagé une démarche auprès de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel et du numérique. Les saisines portent sur la séquence diffusée par CNews et sur le caractère jugé raciste des propos prononcés à l’antenne.
Plusieurs noms d’élus apparaissent dans les articles, notamment Mathilde Panot et Ian Brossat. Les traitements convergent sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’une réaction politique en plateau ou sur les réseaux sociaux, mais d’une demande formelle d’examen adressée au régulateur.
Cette double réponse, judiciaire d’un côté et administrative de l’autre, structure une grande partie de la couverture. La première relève d’une plainte annoncée par la personne visée. La seconde repose sur des saisines institutionnelles extérieures, portées par des parlementaires.
« Les récits convergent sur la plainte et la saisine de l’Arcom, mais diffèrent dans la restitution exacte des propos incriminés. »
CNews conteste le caractère raciste de la séquence
Une partie des articles mentionne que CNews a nié toute séquence raciste. Ce point constitue l’un des éléments de tension les plus clairs de l’affaire. D’un côté, Bally Bagayoko, plusieurs parlementaires et plusieurs responsables politiques qualifient publiquement les propos de racistes. De l’autre, la chaîne conteste cette qualification.
Cette divergence ne porte pas sur l’existence de la séquence ni sur le fait qu’elle a donné lieu à plainte et à saisine. Elle porte sur l’interprétation juridique, médiatique et politique des propos tenus à l’antenne.
À ce stade, les éléments fournis ne font état ni d’une décision judiciaire ni d’une décision de l’Arcom. La séquence se situe donc dans un moment d’ouverture procédurale, avec des démarches enclenchées mais non encore tranchées.
Une plainte annoncée, un régulateur saisi, des suites encore attendues
À ce stade, la séquence est clairement délimitée. Des propos tenus sur CNews à propos de Bally Bagayoko ont entraîné l’annonce d’une plainte par le maire de Saint-Denis, des saisines de l’Arcom par plusieurs parlementaires et l’annonce d’un rassemblement antiraciste le 4 avril. La chaîne, elle, conteste le caractère raciste de cette séquence.
Les prochaines étapes relèveront désormais de deux registres distincts : l’examen éventuel de la plainte annoncée et l’instruction des saisines adressées à l’Arcom. Comment ces deux démarches qualifieront-elles les propos en cause ? Et quelle place prendra le rassemblement du 4 avril dans la suite de cette séquence publique ?