L’Union générale tunisienne du travail a désigné Slaheddine Selmi à sa tête. Cette élection intervient dans un contexte de crise interne au sein de la centrale syndicale et de tensions avec le pouvoir tunisien. Acteur social et politique majeur du pays, l’UGTT change donc de direction au moment où son influence est décrite comme affaiblie.
Slaheddine Selmi a 67 ans et vient du secteur de l’enseignement. Il s’inscrit dans une ligne de continuité et de stabilité, tout en promettant de relancer le dialogue social. La reprise des échanges avec le gouvernement figure parmi les dossiers immédiats, alors que ce dialogue est rompu depuis plusieurs mois.
« Le changement de direction concerne ici l’une des principales organisations syndicales du pays, à un moment où se croisent crise interne et blocage avec l’exécutif. »
La nouvelle direction doit désormais composer son installation et préciser ses premiers arbitrages. Le point de passage le plus concret reste la reprise, ou non, d’un dialogue social formalisé avec le gouvernement tunisien. Les prochains échanges diront si cette élection débouche sur une réouverture institutionnelle rapide.