Human Rights Watch publie un rapport de 250 pages sur les violences commises au Burkina Faso entre 2023 et 2025. L’ONG y recense plus de 1 800 civils tués et attribue ces morts à l’armée burkinabè, à ses supplétifs des Volontaires pour la défense de la patrie et aux jihadistes du Jnim, affilié à Al-Qaïda. Le document qualifie ces exactions de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Le rapport attribue au moins 1 255 morts civiles à l’armée et aux VDP, et au moins 582 au Jnim. Human Rights Watch affirme avoir reconstitué des chaînes de commandement remontant jusqu’au sommet de l’État. Le titre du rapport, Personne ne pourra s’échapper, reprend aussi des mots attribués au président de la transition, Ibrahim Traoré.
«Le document ne vise pas un seul groupe armé : il attribue des morts civiles à des acteurs étatiques, paramilitaires et jihadistes sur une même période.»
Le rapport place désormais au centre de la séquence la question des suites données à ces accusations et de leur éventuelle qualification judiciaire. Reste à savoir si les autorités burkinabè, les organisations régionales ou des instances internationales engageront des démarches sur la base de ces éléments.