Un mouvement social est annoncé chez EasyJet en France pour le lundi de Pâques, le 6 avril, à l’appel de l’UNAC, l’un des principaux syndicats du secteur aérien. Le préavis concerne le personnel navigant commercial, c’est-à-dire les hôtesses et les stewards, dans l’ensemble des bases françaises de la compagnie. Le syndicat met en cause une dégradation des conditions de travail, qu’il relie à l’instabilité des plannings, au manque de personnel et à une absence de dialogue avec la direction. EasyJet dit de son côté être « très déçue » par cet appel et annonce vouloir limiter les perturbations.
Des plannings instables et des effectifs jugés insuffisants
L’UNAC présente la journée du 6 avril comme une réponse à une situation de fatigue croissante parmi les équipages. Le syndicat évoque des personnels « au bord de la rupture », ainsi qu’un « épuisement » lié au fonctionnement quotidien de la compagnie. Parmi les griefs avancés figurent les changements répétés de planning et des conditions d’organisation jugées de plus en plus difficiles.
La mobilisation est annoncée dans les bases françaises de la compagnie. Certaines présentations évoquent six bases, d’autres citent Lyon, Nice, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse, Nantes et les aéroports parisiens. Le point commun reste l’extension nationale du préavis pour cette journée du lundi de Pâques.
« Les formulations varient entre “épuisement”, “bord de la rupture” et “dégradation des conditions de travail”, mais renvoient toutes au même motif social. »
Une compagnie qui promet de limiter les perturbations
Face à cet appel, EasyJet fait savoir qu’elle regrette la décision syndicale et assure vouloir réduire autant que possible les conséquences pour les passagers. À ce stade, les éléments disponibles ne précisent ni le nombre de salariés susceptibles de suivre le mouvement, ni l’ampleur prévisible des annulations ou des retards.
Le conflit se concentre donc, pour l’instant, sur un appel au débrayage et sur les justifications avancées par les deux parties. D’un côté, l’UNAC dénonce le « mépris » et l’absence de dialogue de la direction. De l’autre, la compagnie insiste sur sa volonté de maintenir son programme de vols dans les meilleures conditions possibles.
Des conséquences encore inconnues avant le 6 avril
À ce stade, le mouvement est annoncé, mais son suivi réel n’est pas connu. Les revendications portent principalement sur l’organisation du travail et sur les effectifs, tandis que la compagnie n’a pas détaillé d’éventuelles mesures nouvelles en réponse à ces demandes.
Le niveau de mobilisation sera-t-il suffisant pour affecter fortement les vols au départ des bases françaises d’EasyJet ? La direction et le syndicat engageront-ils d’ici là un échange susceptible de modifier le déroulement de la journée du 6 avril ?