La journaliste Nassira El Moaddem déclare avoir déposé plainte après des propos de menaces de mort attribués au sénateur LR Thierry Meignen, ancien maire du Blanc-Mesnil. Cette séquence intervient après la publication d’un livre-enquête consacré à ses deux mandats municipaux. Nassira El Moaddem affirme ne pas comprendre l’absence de réaction publique des autorités face à ces menaces.
Les propos rapportés évoquent notamment les verbes « fouetter » et « tuer », ainsi que la formule « elle va mourir ». Sur France Inter, la journaliste a parlé d’un « silence du gouvernement » et d’un défaut d’indignation des pouvoirs publics. Le différend prend donc à la fois une dimension judiciaire, avec le dépôt d’une plainte, et une dimension politique, par la mise en cause de l’absence de réaction institutionnelle.
« Ici, ce ne sont pas seulement des propos visant une journaliste qui émergent, mais aussi la question de la réponse publique lorsqu’une menace de mort vise un travail d’enquête. »
À ce stade, les éléments disponibles établissent la plainte déposée par Nassira El Moaddem et ses déclarations sur le silence des autorités. Les suites dépendront désormais de la réponse judiciaire apportée à cette plainte et d’éventuelles prises de position publiques supplémentaires des responsables politiques ou gouvernementaux.