Donald Trump a maintenu jusqu’aux dernières heures un ultimatum adressé à l’Iran pour obtenir la réouverture du détroit d’Ormuz, en menaçant de détruire des infrastructures essentielles du pays en cas de refus. Dans le même temps, Israël et les États-Unis ont intensifié leurs opérations, avec de nouvelles frappes signalées en Iran et un bombardement de l’île de Kharg, point central des exportations pétrolières iraniennes. La France a annoncé la convocation d’un Conseil de défense, tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU était saisi d’un projet de compromis sur Ormuz.
Un ultimatum fixé sur Ormuz et durci par la Maison Blanche
L’objet central de la séquence tient à l’ultimatum lancé par Donald Trump à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz avant une échéance présentée comme décisive. Selon Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, « le régime iranien a jusqu’à 20 heures, heure de Washington, pour saisir l’occasion et passer un accord avec les États-Unis ». Dans plusieurs prises de parole, Donald Trump a menacé de détruire en une nuit des infrastructures iraniennes si Téhéran ne répondait pas à ses exigences.
Les formulations employées ont porté sur des ponts, des centrales électriques et d’autres installations décrites comme essentielles. Donald Trump a aussi déclaré : « Une civilisation entière va mourir ce soir », une formule reprise dans plusieurs comptes rendus de ses menaces. La Maison Blanche a toutefois démenti l’hypothèse d’un recours à l’arme nucléaire.
« Les formulations varient entre “détruire l’Iran en une nuit”, “anéantir la civilisation iranienne” et “frappes sur les infrastructures civiles”. »
L’échéance a été présentée comme le terme d’un ultimatum déjà prolongé à plusieurs reprises. Mais plusieurs récits publiés dans les dernières heures de la journée ont aussi fait état d’un possible nouveau report de deux semaines, associé à des discussions jugées « très avancées » et à une acceptation iranienne de la réouverture d’Ormuz. Ces éléments tardifs n’étaient pas repris dans l’ensemble des comptes rendus disponibles au même moment.
Kharg bombardée, missiles tirés et nouvelles frappes signalées
À mesure que l’échéance approchait, les opérations militaires ont continué. Des frappes israélo-américaines ont été signalées sur l’île de Kharg, décrite comme un point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne. D’autres bombardements ont visé des ponts, des routes, des voies ferrées et un site pétrochimique iranien. Des tirs de missiles iraniens vers Israël ont aussi été rapportés dans les heures précédant la fin de l’ultimatum.
L’armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes aériennes, tandis que plusieurs récits de direct situaient la séquence au 39e jour de guerre. La pression militaire s’est donc maintenue simultanément sur les infrastructures énergétiques, sur les réseaux de transport et sur les positions iraniennes visées par les raids.
Le dossier du sauvetage de pilotes américains abattus en Iran a également nourri la séquence. Donald Trump et la Maison Blanche ont mis en avant une double opération de grande ampleur, mobilisant plus de 150 appareils et des forces spéciales. Un pilote restait signalé comme gravement blessé. Cette opération a été présentée par Washington comme une démonstration de capacité militaire à l’intérieur du territoire iranien.
Les infrastructures civiles au cœur de la controverse juridique
La menace de frappes contre des infrastructures civiles a ouvert un second front, juridique et diplomatique. Jean-Noël Barrot a indiqué que la France « s’oppose » à des frappes contre les infrastructures civiles iraniennes. Il a aussi mis en garde contre un « embrasement régional sans limite ». Emmanuel Macron a, dans ce contexte, convoqué un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à « la situation en Iran et au Moyen-Orient ».
Plusieurs développements ont rappelé que le droit international humanitaire interdit les attaques intentionnelles contre des civils et contre des biens à caractère civil, tout en précisant qu’une infrastructure civile peut être considérée comme un objectif militaire sous certaines conditions. Les ponts, les centrales électriques et les réseaux énergétiques sont ainsi devenus des objets de débat sur leur statut et sur la qualification possible de crimes de guerre.
« Les textes évoquent tantôt des “infrastructures civiles”, tantôt des “objectifs militaires légitimes” selon l’usage qui leur est attribué. »
Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se prononcer sur un projet de résolution réclamant le déblocage d’Ormuz sans recours à la force. Le texte était présenté comme volontairement édulcoré afin d’éviter des vétos russe et chinois. En parallèle, le Pakistan était décrit comme engagé dans une médiation de dernière chance pour obtenir une réouverture du détroit en échange d’un arrêt des hostilités américaines.
L’impact humain et matériel s’étend au-delà du front militaire
Le conflit a continué de produire des effets directs sur la population iranienne. Des bilans relayés par une ONG font état d’au moins 1 600 civils tués depuis le début de la guerre, dont des centaines d’enfants. D’autres articles décrivent une population prise au piège entre les bombardements, le durcissement sécuritaire interne et l’épuisement du système de santé.
Les pénuries de médicaments, la hausse du prix des traitements et la multiplication des exécutions en Iran ont été signalées dans plusieurs récits. Dix hommes auraient été pendus en une semaine, selon un développement consacré à la répression intérieure sous le régime iranien. Parallèlement, des appels ont circulé pour former des chaînes humaines devant les centrales, afin de tenter d’empêcher leur destruction.
Le patrimoine culturel a aussi été mentionné parmi les cibles indirectes du conflit. Des sites historiques iraniens ont été présentés comme exposés aux bombardements. D’autres récits se sont concentrés sur les îles de Kish, Ormuz et Qeshm, décrites à la fois comme espaces de vie et de tourisme, et comme positions avancées sur la route du pétrole.
Ormuz, coût de guerre et pression sur Washington
Le détroit d’Ormuz demeure le point de fixation stratégique de la séquence. Le passage de certains navires était encore décrit comme possible, mais au compte-gouttes et contre contrepartie financière. L’hypothèse d’un déblocage négocié a circulé en fin de journée, sans qu’un même état de situation apparaisse partout au même moment.
Le coût militaire américain a également occupé une place importante. Des estimations ont chiffré la guerre à 500 millions de dollars par jour pour les États-Unis, soit entre 22 et 31 milliards pour les cinq premières semaines. D’autres développements évoquent un record de 850 missiles Tomahawk tirés en un mois et la destruction d’un avion présenté comme valant 700 millions de dollars.
Cette accumulation a nourri la question des capacités disponibles de Washington. Plusieurs experts se sont inquiétés d’un possible épuisement des stocks de munitions. Le prix du baril a parallèlement dépassé les 110 dollars dans certains relevés, renforçant le lien entre l’ultimatum sur Ormuz et la tension énergétique mondiale.
Une échéance atteinte, mais plusieurs points restent non tranchés
À ce stade, l’ultimatum, les frappes sur des sites iraniens, la menace sur les infrastructures civiles, la saisine de l’ONU et la réaction diplomatique française constituent les éléments établis de la séquence. Des bombardements ont été signalés, des missiles ont été tirés, et la possibilité d’un report de l’attaque américaine a émergé dans les dernières heures, en parallèle d’informations sur une possible réouverture d’Ormuz.
Le report annoncé à la toute fin de la séquence s’est-il effectivement traduit par une suspension durable de la menace américaine ? Et la réouverture d’Ormuz relève-t-elle d’un accord déjà acté ou d’une issue encore en négociation ?