La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public a terminé ses auditions le 8 avril. Elle a mené 67 auditions au total sur plusieurs mois. La dernière séance a de nouveau porté sur Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, déjà entendue une première fois en décembre. Le rapporteur, Charles Alloncle, dispose désormais d’une quinzaine de jours pour rédiger ses conclusions.
Une dernière audition marquée par un échange tendu
La clôture des auditions s’est faite autour d’une seconde audition de Delphine Ernotte devant les députés. Plusieurs récits insistent sur le caractère tendu de cet échange. La présidente de France Télévisions a contesté certaines affirmations formulées pendant les travaux de la commission et a répondu à des accusations relayées lors de précédentes auditions, notamment par Patrick Sébastien et Jacques Cardoze.
Elle a aussi mis en cause la méthode du rapporteur. « Vous mélangez chiffre d’affaires et dotation publique », a déclaré Delphine Ernotte lors de cette dernière audition. D’autres récits reprennent une formule voisine, lorsqu’elle dénonce un « procédé très manipulatoire ».
« Les récits oscillent entre “auditions sous tension”, “coups d’éclat” et “moments de tension” pour désigner la même phase finale. »
Plusieurs mois de travaux et une forte médiatisation
Les articles concordent sur la durée longue des travaux, avec une commission lancée à la fin de l’année précédente et achevée après plusieurs mois d’auditions. Selon les décomptes cités, elle a procédé à 67 auditions. Cette séquence a été marquée par des échanges vifs, des suspensions de séance, des accusations croisées et une forte exposition publique.
Charles Alloncle, député UDR, est le rapporteur de la commission. Jérémie Patrier-Leitus, député Renaissance, en assure la présidence. À ce stade, la commission a achevé sa phase d’auditions, mais ses conclusions ne sont pas encore connues. Le rapport doit être présenté aux membres de la commission avant la fin du mois, puis soumis à un vote sur sa publication.
Certains récits mettent en avant les thèmes abordés pendant les auditions, comme les conflits d’intérêts, la neutralité de l’audiovisuel public ou l’usage de l’argent public. D’autres insistent davantage sur la méthode de la commission, le rôle du rapporteur ou les incidents ayant jalonné les séances.
Un rapport attendu, mais encore non publié
La phase suivante est désormais procédurale. Charles Alloncle doit rédiger ses conclusions et formuler d’éventuelles propositions, y compris législatives. Les 31 membres de la commission devront ensuite se prononcer sur la publication du rapport. Un rejet reste présenté comme rare, mais possible.
Cette étape doit transformer les auditions en rapport parlementaire formalisé. À ce stade, seuls les travaux, les auditions et leurs tensions sont établis. Les conclusions précises de la commission ne le sont pas encore.
« Certaines formulations parlent d’un rapport “très attendu”, d’autres d’un texte soumis à un vote dont la publication n’est pas automatique. »
Le vote du 27 avril comme prochaine étape
La commission a clos sa phase d’auditions, mais la séquence parlementaire n’est pas terminée. Le rapport n’a pas encore été présenté, et son contenu final reste inconnu. Le calendrier avancé prévoit sa remise aux membres de la commission avant un vote sur sa publication.
Le rapport retiendra-t-il principalement les critiques formulées pendant les auditions, ou mettra-t-il davantage l’accent sur le déroulement même de la commission ? Et le vote des députés aboutira-t-il à une publication intégrale des conclusions ou à une contestation de leur diffusion ?