Une enquête menée pendant six semaines sur 16 canaux Telegram actifs en Italie et en Espagne recense plus de 80 000 fichiers diffusés sans le consentement des femmes concernées. Les contenus comprennent des photos, des vidéos et des audios, parfois à caractère sexuellement explicite, partagés dans des espaces dédiés à ce type d’échanges.
L’enquête évoque près de 25 000 utilisateurs actifs sur ces canaux. Certains contenus auraient été générés par intelligence artificielle, et certains échanges auraient aussi donné lieu à des diffusions contre rémunération. L’ONG à l’origine de l’alerte demande un renforcement des contrôles sur la plateforme.
« Ici, l’ampleur ne tient pas à un cas isolé, mais à une circulation massive, structurée et suivie sur plusieurs canaux actifs. »
Les éléments rendus publics portent sur des canaux observés en Italie et en Espagne, mais la question du retrait effectif des contenus et de l’identification des responsables reste entière à ce stade. La suite dépendra des contrôles demandés, des réponses de la plateforme et d’éventuelles procédures engagées par les autorités compétentes.