Une journée blanche du transport sanitaire est organisée ce 8 avril à l’appel de la Chambre nationale des services ambulanciers. Les entreprises mobilisées maintiennent les urgences vitales, mais suspendent une partie des transports non urgents pour alerter sur la situation du secteur. La mobilisation prend des formes variables selon les territoires, entre manifestations, rassemblements professionnels et échanges avec les préfectures.
En Saône-et-Loire, 24 des 36 sociétés d’ambulances privées se sont mobilisées pour défendre le maintien des urgences pré-hospitalières dans leur activité. En Moselle, les professionnels mettent en avant la hausse des coûts, notamment du carburant, et demandent une meilleure prise en charge du transport de patients. Plusieurs représentants du secteur évoquent aussi un risque de licenciements si certaines missions leur sont retirées ou restent insuffisamment rémunérées.
« Ici, la mobilisation ne porte pas sur un seul tarif, mais sur l’équilibre économique d’un service de proximité présent dans plusieurs maillons du soin. »
Les revendications portent désormais sur la rémunération des missions, le maintien des urgences pré-hospitalières et les conditions de financement du transport sanitaire privé. La suite dépendra des discussions engagées avec les pouvoirs publics et des arbitrages attendus sur l’organisation future de ces missions.