L’État français a annoncé sa volonté de remplacer Windows par Linux sur les ordinateurs des ministères et des administrations. Cette orientation a été rendue publique le 8 avril par la Direction interministérielle du numérique. Elle s’inscrit dans une démarche affichée d’indépendance numérique vis-à-vis des grandes entreprises technologiques américaines.
Le changement concerne donc le système d’exploitation utilisé dans les services de l’État. Linux, déjà présent dans certains environnements professionnels et techniques, deviendrait la base choisie pour les postes informatiques administratifs. L’objectif annoncé est de réduire la dépendance des administrations françaises à des solutions logicielles étrangères dominantes.
« Ici, la singularité tient à l’échelle du basculement envisagé : il ne s’agit pas d’un test local, mais d’une orientation pour l’appareil d’État. »
Le calendrier précis de déploiement n’est pas détaillé à ce stade. La suite dépendra des choix de mise en œuvre dans les ministères, des adaptations techniques nécessaires et du rythme retenu pour équiper les administrations concernées.