La Direction générale des finances publiques a reconnu qu’une réponse apportée à Benjamin Brière était « inacceptable ». L’ancien otage français, détenu en Iran entre 2020 et 2023, s’était vu reprocher l’absence de déclaration de revenus pendant sa captivité. L’administration fiscale affirme désormais que sa situation est réglée.
Benjamin Brière a passé 1 079 jours en détention en Iran avant son retour en France. Après son témoignage, la DGFiP a présenté ses excuses et indiqué avoir pris des mesures pour éviter qu’un cas similaire ne se reproduise. L’échange incriminé contenait notamment la formule : « Même en prison, on fait sa déclaration. »
« Ici, le fait marquant ne tient pas à une procédure fiscale ordinaire, mais à la reconnaissance explicite par l’administration qu’une réponse standard a été appliquée à une situation hors norme. »
L’administration annonce avoir clos le dossier de Benjamin Brière et revu le traitement de ce type de situation. Reste à voir quelles consignes internes seront formalisées pour les contribuables confrontés à une captivité, une détention ou une impossibilité prolongée de déclarer.