Les autorités burkinabè ont suspendu 359 associations à partir du 21 avril. La mesure a été annoncée par le ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité. Le motif avancé est le non-renouvellement de leurs instances, de leurs statuts ou de leur règlement intérieur. Cette décision intervient quelques jours après une première série de mesures touchant déjà des structures associatives.
Certaines associations indiquent ne pas avoir été prévenues avant la publication de la liste. Des responsables disent avoir découvert leur nom au moment de l’annonce officielle. La suspension concerne des structures aux profils variés, au-delà des seules organisations engagées sur les droits humains. À ce stade, le ministère présente cette mesure comme une décision administrative fondée sur la conformité des dossiers.
« La singularité de cette décision tient à son ampleur : près de 360 associations sont visées en une seule séquence administrative. »
La situation dépend désormais des suites données par les autorités et des démarches éventuelles des associations concernées pour régulariser leur situation. Les prochains jours doivent préciser si certaines suspensions seront levées, maintenues ou prolongées. Aucun calendrier global de réexamen n’est précisé à ce stade.