MV Hondius : trois morts et 149 personnes confinées après un foyer présumé d’hantavirus

Le navire de croisière MV Hondius reste bloqué au large du Cap-Vert après trois décès, un cas confirmé d’hantavirus et plusieurs malades présentant des symptômes respiratoires.

MV Hondius : trois morts et 149 personnes confinées après un foyer présumé d’hantavirus

Image générée par Fokon


Le MV Hondius, navire de croisière exploité par Oceanwide Expeditions, reliait Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert lorsqu’un foyer présumé d’hantavirus a été signalé à bord. L’Organisation mondiale de la santé a fait état de trois décès liés à cet épisode sanitaire, d’un cas confirmé et de plusieurs cas suspects ou symptomatiques.

Un navire immobilisé après trois décès

Le MV Hondius se trouve au large de Praia, capitale du Cap-Vert, après avoir été interdit d’accostage par les autorités capverdiennes. Le navire transporte 149 personnes, passagers et membres d’équipage, de 23 nationalités. Parmi elles figurent notamment cinq ressortissants français, selon le ministère français de la Santé, ainsi que deux Belges et quatre Canadiens mentionnés par d’autres autorités ou médias.

Oceanwide Expeditions a confirmé trois décès. Un premier passager, un Néerlandais de 70 ans, est mort à bord le 11 avril. Son corps a été débarqué sur l’île de Sainte-Hélène le 24 avril, accompagné par son épouse, une Néerlandaise de 69 ans, décédée ensuite dans un hôpital sud-africain. Un ressortissant allemand est mort à bord le 2 mai, sans que la cause exacte ait été établie.

Un passager britannique a été évacué vers l’Afrique du Sud et hospitalisé en soins intensifs à Johannesburg. Il est, à ce stade, le seul cas officiellement confirmé d’infection à hantavirus par l’opérateur.

« Les formulations distinguent un cas confirmé d’hantavirus, plusieurs cas suspects et des décès dont le lien exact reste examiné. »

Des mesures d’isolement appliquées à bord

Le navire n’a pas reçu l’autorisation de faire débarquer ses passagers au Cap-Vert. Les autorités sanitaires capverdiennes ont envoyé des équipes médicales à bord pour évaluer les personnes malades et apporter une première prise en charge.

Oceanwide Expeditions indique que des mesures de précaution strictes sont appliquées sur le bateau. Elles comprennent l’isolement, des protocoles d’hygiène, une surveillance médicale et des opérations de désinfection. L’OMS précise que les passagers ont été invités à rester dans leurs cabines afin de limiter les risques de transmission.

Deux membres d’équipage présentent des symptômes respiratoires aigus, l’un légers et l’autre plus sévères, selon l’opérateur. Ils doivent être évacués ou pris en charge médicalement. Les autorités néerlandaises ont indiqué étudier les possibilités de rapatriement médical de plusieurs personnes malades.

Les Canaries sont désormais envisagées comme point de débarquement. Oceanwide Expeditions mentionne Las Palmas ou Tenerife comme options possibles, avec des contrôles médicaux complémentaires à l’arrivée.

Une origine encore recherchée

Les hantavirus sont généralement transmis à l’être humain par des rongeurs infectés. La contamination se fait le plus souvent par inhalation de particules provenant d’urine, de salive ou de déjections contaminées. Les morsures ou griffures de rongeurs peuvent aussi transmettre le virus.

Les infections peuvent provoquer des formes de gravité variable. Certaines entraînent une fièvre hémorragique avec atteinte rénale, d’autres un syndrome pulmonaire pouvant évoluer vers une détresse respiratoire aiguë. Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique ; la prise en charge repose surtout sur le traitement des symptômes et l’assistance respiratoire en cas de forme sévère.

L’analyse génétique du virus est en cours afin d’identifier l’espèce en cause. Cette identification doit aider à préciser l’origine du foyer. Le navire étant parti d’Ushuaïa, une contamination en Amérique du Sud fait partie des scénarios examinés. Une spécialiste de l’Institut Pasteur rappelle que seul le virus Andes, une souche d’hantavirus présente en Amérique du Sud, est connu pour des cas confirmés de transmission entre humains, dans des conditions de proximité importante et prolongée.

À ce stade, les autorités sanitaires doivent encore déterminer si les contaminations se sont produites avant l’embarquement, pendant une excursion, à bord du navire ou par un autre mécanisme.

Un risque jugé faible par l’OMS

L’OMS Europe estime que l’épisode présente un « faible risque » de propagation pour l’ensemble du public. Hans Kluge, directeur régional de l’organisation, indique qu’il n’y a « aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage ».

Cette appréciation repose sur le mode de transmission habituel des hantavirus. Les infections sont rares, généralement liées à l’exposition à des rongeurs infectés, et ne se transmettent pas facilement d’une personne à l’autre.

L’OMS indique travailler avec les autorités du Cap-Vert, des Pays-Bas et les responsables du navire pour soutenir la prise en charge médicale, l’évacuation des malades et les investigations sanitaires. Les autorités capverdiennes ont demandé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas l’envoi d’ambulances aériennes pour évacuer les patients concernés.

Des évacuations et des analyses encore attendues

Au soir du 4 mai, le MV Hondius demeure au large du Cap-Vert, avec ses passagers et son équipage confinés sous surveillance médicale. Les décès sont confirmés par l’opérateur, mais le lien direct entre l’hantavirus et chacun d’eux n’est pas encore établi. Un cas est confirmé, plusieurs autres restent suspects ou symptomatiques.

La suite dépend de trois éléments principaux : l’évacuation des personnes nécessitant des soins urgents, l’identification précise de l’espèce de hantavirus en cause et la décision sur le lieu de débarquement des passagers. Les autorités néerlandaises, capverdiennes, espagnoles et l’OMS restent impliquées dans la coordination sanitaire.

Les investigations devront préciser l’origine de l’exposition, le mode de contamination et le degré réel de transmission à bord. Ces données permettront de distinguer deux hypothèses : un foyer limité à des expositions communes ou un épisode impliquant une transmission entre personnes.


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