La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public a décidé de convoquer Vincent Bolloré pour une audition prévue fin février. L’annonce a été faite par son président, Jérémie Patrier-Leitus. Les travaux de la commission portent sur le fonctionnement, la gouvernance et les évolutions possibles du secteur public audiovisuel. Cette instance dispose de pouvoirs d’investigation élargis, incluant la convocation de personnes et la tenue d’auditions sous serment.
Une audition annoncée dans un cadre d’enquête parlementaire
Vincent Bolloré est convoqué en tant qu’actionnaire majoritaire de groupes actifs dans l’audiovisuel et la production. Selon la présidence de la commission, l’audition doit notamment porter sur le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini sur CNews, malgré une condamnation pénale définitive. La commission d’enquête, créée par résolution parlementaire, a pour mission de recueillir des éléments factuels et des explications de la part des acteurs concernés.
« Une convocation de plus, un nom de plus, et la liste continue de s’allonger. »
L’audition s’inscrit dans un cadre non juridictionnel, sans pouvoir de sanction directe.
Des tensions internes sur la conduite des travaux
Plusieurs députés membres de la commission ont saisi la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Ils ont signalé des désaccords sur la manière dont certaines auditions sont menées. Ces élus évoquent des écarts par rapport au cadre initial de l’enquête et des prises de parole jugées incompatibles avec les règles parlementaires.
Le président de la commission a rappelé publiquement que celle-ci ne constitue ni un tribunal ni une succession de procès individuels. Il a souligné que les auditions doivent rester centrées sur les objectifs définis par la résolution constitutive.
Un périmètre d’auditions élargi
Avant l’annonce de la convocation de Vincent Bolloré, la commission a auditionné d’anciens ministres de la Culture et des parlementaires spécialisés dans les questions audiovisuelles. Ces échanges ont porté sur l’organisation du service public, son financement et les hypothèses d’évolution du modèle existant. Aucune orientation formelle n’a été arrêtée à ce stade.
Le cadre institutionnel de la commission prévoit une durée limitée de travaux. Il inclut la remise d’un rapport final, sans pouvoir décisionnel direct, mais susceptible d’éclairer de futures initiatives législatives.
« La commission enquête, auditionne, recadre, puis continue selon le même calendrier. »
Une convocation aux contours encore précisables
Les modalités exactes de l’audition de Vincent Bolloré n’ont pas été rendues publiques. La liste détaillée des questions et la durée de la séance restent à préciser. La commission peut procéder à des auditions publiques ou à huis clos et demander la production de documents, conformément à ses prérogatives.
Un cadre encore évolutif
À ce stade, la commission poursuit ses auditions sans modification annoncée de son mandat ni de son calendrier. Les échanges internes sur la méthode et le périmètre des travaux se poursuivent parallèlement aux auditions programmées.
La convocation de Vincent Bolloré s’inscrira-t-elle dans une série d’auditions similaires d’autres dirigeants du secteur, et quelles suites concrètes seront données aux constats établis par la commission ?