Ces dernières années, un nombre croissant de figures influentes du secteur technologique américain ont publiquement mis en cause le modèle universitaire traditionnel. Bien que beaucoup aient eux-mêmes suivi des cursus prestigieux, ces acteurs estiment que les universités sont devenues financièrement inaccessibles, trop normées dans leurs cadres intellectuels et insuffisamment adaptées aux compétences recherchées par les entreprises technologiques.
Dans ce contexte, certains entrepreneurs et investisseurs soutiennent des parcours alternatifs à l’enseignement supérieur classique. Ils valorisent des formations courtes, des apprentissages autodidactes, des bootcamps spécialisés ou encore des expériences professionnelles précoces, présentées comme plus efficaces pour intégrer rapidement le secteur numérique. Plusieurs initiatives privées, parfois financées par des fonds issus de la tech, proposent ainsi des modèles éducatifs parallèles, centrés sur la pratique et l’employabilité immédiate.
Ces critiques s’inscrivent dans un débat plus large sur la transformation du travail qualifié et sur la place de l’université face à l’évolution rapide des technologies. Elles interviennent également dans un contexte de hausse continue des frais de scolarité et d’endettement étudiant aux États-Unis, régulièrement cités comme des freins structurels à l’accès aux études supérieures.