Connue sous le nom de « doll therapy », cette pratique consiste à proposer à certains résidents des poupées dites « reborn », conçues pour reproduire de manière très réaliste l’apparence et le poids d’un nourrisson. Importée de pays anglo-saxons, elle commence à se diffuser en France dans un nombre encore limité d’Ehpad, après des formations spécifiques du personnel soignant.
Ces objets sont utilisés auprès de personnes atteintes de maladies neurodégénératives, notamment lorsque les troubles de la mémoire et de l’orientation s’accompagnent d’anxiété, d’agitation ou de repli. L’interaction avec la poupée peut prendre différentes formes : la tenir dans les bras, lui parler ou la bercer. Les établissements qui y ont recours décrivent des situations où certains résidents retrouvent des gestes familiers et manifestent un apaisement observable.
La méthode ne s’applique pas systématiquement et repose sur une évaluation individualisée. Les équipes veillent notamment à ne pas imposer l’objet et à éviter toute confusion durable avec un enfant réel. Dans ce cadre, la poupée est présentée comme un support relationnel et sensoriel, intégré à un accompagnement global.
Encore marginale, cette approche s’inscrit dans une réflexion plus large sur les outils non médicamenteux utilisés en Ehpad, visant à améliorer le quotidien de personnes dont les capacités cognitives évoluent de manière hétérogène.