La Suisse a confirmé la reprise de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran à Genève la semaine prochaine. Ces discussions font suite à une première session engagée le 6 février, dans un contexte marqué par des frappes américaines menées en juin dernier sur des sites nucléaires iraniens.
Les échanges se déroulent sous l’égide du sultanat d’Oman, qui assure un rôle de médiation diplomatique. La Confédération helvétique facilite l’organisation logistique à Genève, lieu régulièrement choisi pour des négociations internationales.
Une reprise après des frappes et des déclarations publiques
La nouvelle session intervient plusieurs mois après des frappes américaines sur des installations nucléaires iraniennes. Washington avait présenté ces opérations comme une réponse à des développements jugés préoccupants du programme nucléaire de Téhéran.
Le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran s’exposerait à des conséquences « très traumatisantes » en cas de refus d’un accord. Ces propos s’inscrivent dans un contexte de pression publique, alors que les discussions reprennent.
« Juin, février, Genève : les dates changent, le dossier reste. »
Du côté iranien, les autorités n’ont pas annoncé de modification formelle de leur position sur le programme nucléaire, qu’elles présentent comme civil. Les échanges engagés le 6 février constituent les premiers contacts directs depuis les frappes de juin.
Le rôle d’Oman et de la Suisse dans l’architecture des négociations
Le sultanat d’Oman intervient comme intermédiaire entre Washington et Téhéran. Ce pays du Golfe est régulièrement sollicité pour faciliter des canaux de communication entre les deux capitales.
La Suisse représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture des relations diplomatiques en 1980. Ce statut de puissance protectrice lui permet d’assurer certaines fonctions consulaires et de transmission entre les deux États.
« Quand deux capitales ne se parlent pas, Genève prend le relais. »
La date précise de la prochaine session n’a pas été fixée publiquement. Les discussions portent sur le programme nucléaire iranien, encadré par des résolutions internationales et par l’accord conclu en 2015, dont les États-Unis se sont retirés en 2018.
Des discussions sous contrainte politique et stratégique
Les pourparlers se tiennent dans un climat marqué par des déclarations publiques fermes et par un contentieux ancien sur le nucléaire iranien. Le cadre juridique de référence reste celui des engagements internationaux antérieurs, dont certains sont suspendus ou contestés.
À ce stade, la reprise des échanges est confirmée, sans calendrier détaillé ni ordre du jour rendu public.
Ces discussions ouvriront-elles la voie à un accord formel sur le programme nucléaire iranien ? Les positions exprimées publiquement évolueront-elles au fil des négociations ?