Des frappes israéliennes ont été menées dans plusieurs zones de la bande de Gaza, notamment à Khan Younès et dans le sud de l’enclave. Selon les autorités sanitaires locales, elles ont fait au moins une vingtaine de morts. L’armée israélienne a indiqué avoir agi en réponse à des tirs ayant grièvement blessé l’un de ses officiers. Ces événements surviennent alors que le passage de Rafah, seul point de sortie de Gaza ne transitant pas par Israël, a rouvert de façon partielle après plusieurs mois de fermeture.
Des frappes concentrées sur des zones habitées
Les frappes ont touché des quartiers résidentiels, des camps de déplacés et des zones proches de marchés. Les services de secours ont signalé la présence de femmes, d’enfants et de personnels médicaux parmi les victimes. Les autorités israéliennes ont affirmé viser des groupes armés. Les autorités locales de Gaza ont, de leur côté, fait état de destructions d’infrastructures civiles et de tentes abritant des personnes déplacées.
« Les bilans changent, les communiqués aussi, mais les chiffres reviennent chaque semaine. »
Les frappes se sont poursuivies malgré l’existence d’un cadre de cessez-le-feu présenté comme en vigueur. Aucune clarification publique n’a été apportée sur ses modalités opérationnelles ou son périmètre exact.
Une réouverture très limitée du passage de Rafah
Le passage de Rafah a rouvert de manière partielle, sous contrôle israélien et égyptien. Les autorisations ont été délivrées au compte-gouttes. Lors de la première journée, seuls quelques blessés et leurs accompagnants ont été autorisés à quitter Gaza afin de recevoir des soins en Égypte. Les entrées et sorties restent soumises à des contrôles stricts. La majorité des personnes inscrites sur les listes d’évacuation n’a pas pu franchir la frontière.
Les autorités israéliennes ont également restreint le retour de Palestiniens ayant quitté Gaza durant les premiers mois du conflit. Un nombre très limité d’autorisations a été accordé.
Des restrictions persistantes sur les mouvements
Des témoignages font état de fouilles, d’interrogatoires et de limitations concernant les biens autorisés lors des passages. Les organisations humanitaires présentes sur place décrivent une circulation toujours entravée des personnes et de l’aide, malgré la réouverture annoncée. Les convois humanitaires demeurent soumis à des autorisations préalables et à des contrôles prolongés.
« La frontière s’ouvre, mais la file d’attente, elle, ne disparaît jamais. »
Cette situation maintient une forte incertitude pour les populations cherchant à quitter l’enclave ou à y retourner.
Une situation toujours incertaine sur le terrain
Les opérations militaires se poursuivent dans la bande de Gaza, tandis que la réouverture de Rafah demeure limitée et conditionnée à des autorisations ponctuelles. Les mécanismes précis du cessez-le-feu évoqué et son application concrète sur le terrain restent flous.
La réouverture partielle du passage peut-elle évoluer vers un dispositif plus large, ou restera-t-elle cantonnée à des évacuations exceptionnelles dans un contexte de frappes persistantes ?