Les forces ukrainiennes ont repris environ 201 kilomètres carrés entre mercredi et dimanche dans la région de Zaporijjia, selon des bilans relayés par les autorités de Kiev. Cette progression est présentée comme la plus significative depuis la contre-offensive de juin 2023. Dans le même temps, une délégation ukrainienne doit participer à Genève à un nouveau cycle de discussions avec des représentants russes et américains en vue d’un éventuel cessez-le-feu.
La région de Zaporijjia, située dans le sud-est de l’Ukraine, constitue l’un des secteurs clés du front. Les gains territoriaux annoncés concernent plusieurs localités reprises aux forces russes. Certains observateurs évoquent une contre-offensive d’ampleur, tandis que d’autres soulignent que ces avancées restent limitées au regard de l’ensemble de la ligne de front.
« 201 kilomètres carrés en quatre jours, et un front qui reste mouvant. »
L’effet des coupures de Starlink sur les opérations
Plusieurs articles attribuent en partie ces avancées à la perte d’accès des forces russes au réseau satellitaire Starlink pour la coordination de leurs drones. Starlink est un système d’accès à Internet par satellites, utilisé pour assurer des communications dans des zones dépourvues d’infrastructures terrestres.
Selon ces éléments, des coupures ou restrictions d’accès auraient perturbé les communications russes et réduit leur capacité de surveillance et de coordination. Les forces ukrainiennes auraient exploité ces difficultés pour mener des offensives localisées et progresser de plusieurs kilomètres dans certains secteurs.
Parallèlement, les autorités ukrainiennes indiquent que la Russie a lancé 91 missiles balistiques en janvier, chiffre présenté comme le plus élevé depuis le début du conflit. Ces tirs visent principalement des infrastructures énergétiques et des zones urbaines.
« Record mensuel de missiles, et négociations en préparation. »
Des discussions à Genève en parallèle des combats
Alors que les combats se poursuivent, Kiev et Moscou doivent se retrouver à Genève dans la semaine pour évoquer un éventuel cessez-le-feu. Les discussions incluent également des représentants américains, sans précision publique sur leur rôle exact à ce stade.
Un cessez-le-feu désigne un accord temporaire ou durable de suspension des hostilités. Il peut précéder des négociations politiques plus larges, sans préjuger de leur issue. Aucune annonce formelle d’accord n’a été faite.
Certains comptes rendus mettent en avant la simultanéité entre l’intensification des opérations militaires et la reprise des contacts diplomatiques. D’autres insistent davantage sur la dynamique militaire en cours dans le sud du pays.
Les combats se poursuivent dans plusieurs secteurs du front, notamment dans le sud et l’est du pays. Les gains territoriaux annoncés restent circonscrits à certaines zones et peuvent évoluer rapidement selon la situation militaire.
Deux questions demeurent ouvertes à ce stade : les avancées ukrainiennes pourront-elles être consolidées dans la durée sur le terrain ? Les discussions engagées à Genève déboucheront-elles sur un accord formalisé de cessez-le-feu ?