Des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran ont eu lieu à Oman au sujet du programme nucléaire iranien. Le sultanat joue un rôle d’intermédiaire diplomatique entre les deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques directes. Ces échanges interviennent alors que Donald Trump reçoit à Washington le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, pour une sixième rencontre annoncée entre les deux dirigeants depuis le retour de M. Trump à la présidence.
L’Iran indique que les pourparlers ont permis d’évaluer le « sérieux » de la position américaine. Ali Larijani, présenté comme secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, s’est rendu à Oman après un premier cycle de discussions. Le Conseil suprême de sécurité nationale coordonne les grandes orientations stratégiques du pays en matière de défense et de sécurité.
«Des pourparlers indirects, des messages indirects, et chacun parle très directement.»
Enrichissement, sanctions et lignes rouges affichées
Téhéran maintient le principe d’un enrichissement d’uranium sur son territoire. L’enrichissement consiste à augmenter la proportion d’uranium 235 dans le combustible nucléaire, opération au cœur des préoccupations internationales. Les États-Unis demandent l’arrêt de l’enrichissement à des niveaux élevés. L’Iran se dit prêt à diluer une partie de son uranium hautement enrichi en échange d’un allègement des sanctions économiques.
Les sanctions américaines visent notamment les secteurs énergétique et financier iraniens. Elles ont été renforcées après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015, officiellement appelé Plan d’action global commun (JCPOA). Cet accord encadrait les activités nucléaires iraniennes en contrepartie d’une levée progressive des sanctions.
Benyamin Netanyahu annonce qu’il présentera à Donald Trump des « principes » concernant les discussions avec Téhéran. Israël met en avant la question du programme balistique iranien et du soutien à des groupes armés dans la région. Téhéran demande aux États-Unis d’agir de manière indépendante dans les négociations.
«À la sixième rencontre, les positions sont connues par cœur.»
Menaces militaires et signaux de fermeté
Donald Trump évoque la possibilité de « mesures très sévères » si les discussions échouent. Il indique envisager l’envoi d’un second groupe aéronaval américain au Moyen-Orient. Un groupe aéronaval est centré autour d’un porte-avions et comprend des navires d’escorte ainsi que des moyens aériens. Cette présence constitue un signal militaire destiné à dissuader une escalade.
Dans le même temps, des arrestations de figures de l’opposition réformatrice ont été signalées en Iran. Ces détentions interviennent dans un contexte de contrôle accru des opposants et de prévention de mouvements de contestation.
Les échanges diplomatiques se poursuivent alors que des voix évoquent un risque d’escalade régionale. Les discussions portent à la fois sur les capacités nucléaires iraniennes et sur l’environnement stratégique plus large.
Des échanges en cours et des décisions à venir
Les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent par l’intermédiaire d’Oman. Les positions respectives sur l’enrichissement, les sanctions et les questions de sécurité régionale sont exposées publiquement. La rencontre entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu s’inscrit dans ce cadre diplomatique et stratégique.
Les prochaines étapes dépendront-elles d’un compromis sur le niveau d’enrichissement autorisé ? Les annonces militaires américaines modifieront-elles le rythme ou le contenu des discussions en cours ?