Sonia Mabrouk a annoncé sa démission d’Europe 1, quelques jours après son départ de CNews. Les deux médias appartiennent à des groupes placés sous le contrôle de Vincent Bolloré. La journaliste occupait notamment la tranche d’interview politique matinale. Son départ intervient dans un contexte de polémique liée au maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, condamné dans des affaires judiciaires.
Elle avait quitté CNews le 6 février, contestant la décision de conserver l’animateur à l’antenne. Dans un message rendu public, elle a évoqué un « souci de cohérence » pour justifier son retrait d’Europe 1. Cette décision met fin à sa collaboration avec les médias du même actionnaire.
« Une semaine, deux départs, et une même ligne de fracture. »
Un enchaînement de décisions internes
CNews est une chaîne d’information du groupe Canal+, lui-même contrôlé par Vincent Bolloré. Europe 1 appartient au groupe Lagardère, dont le principal actionnaire est également Vincent Bolloré. Les deux médias partagent certaines figures et des rendez-vous éditoriaux communs, dont l’interview politique du matin.
À la suite du départ de Sonia Mabrouk, Laurence Ferrari a été annoncée pour reprendre l’interview politique sur CNews et Europe 1. Ce changement s’inscrit dans une réorganisation interne des antennes. Aucune procédure disciplinaire n’a été évoquée publiquement à l’encontre de la journaliste.
Jean-Marc Morandini a réagi sur son blog, critiquant la position de Sonia Mabrouk. Ces échanges se déroulent dans un cadre public. Aucune nouvelle procédure judiciaire n’a été annoncée à ce stade.
« Les grilles changent vite, les archives restent. »
Une trajectoire professionnelle en suspens
Sonia Mabrouk a indiqué vouloir se concentrer sur la suite de son parcours professionnel. Certains évoquent un possible rebond vers d’autres chaînes d’information ou groupes audiovisuels. Aucun engagement formel n’a été confirmé.
Les décisions de départ et de remplacement s’inscrivent dans un contexte plus large de recomposition du paysage audiovisuel français. Les mouvements de journalistes entre chaînes et groupes sont fréquents, notamment dans le secteur de l’information en continu.
Des positions publiques et des équilibres internes
À ce stade, Sonia Mabrouk n’exerce plus de fonction dans les médias contrôlés par Vincent Bolloré. Laurence Ferrari assure désormais l’interview politique matinale. Jean-Marc Morandini reste à l’antenne.
Les groupes concernés n’ont pas détaillé d’éventuelles évolutions éditoriales liées à ces départs. Quelles conséquences ces décisions auront-elles sur les équilibres internes des rédactions ? D’autres mouvements de journalistes suivront-ils dans ce contexte de tensions publiques ?