La Russie a lancé 50 missiles et près de 300 drones contre le territoire ukrainien au cours de la nuit, selon l’armée de l’air ukrainienne. Les frappes ont visé Kiev, Lviv ainsi que plusieurs régions du centre et de l’est du pays, à l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion russe.
À Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, une policière a été tuée et plus de vingt personnes ont été blessées lors d’explosions survenues dans une rue commerçante. Le président ukrainien a qualifié les faits d’« attentat terroriste » et accusé la Russie d’avoir organisé l’attaque en recrutant des auteurs via les réseaux sociaux. Le maire de la ville a également évoqué un « acte terroriste ».
« Les bilans mentionnent 50 missiles et environ 300 drones, avec des chiffres proches mais variables pour les interceptions. »
Une vague de frappes à l’échelle nationale
L’armée de l’air ukrainienne a indiqué avoir identifié 50 missiles et 297 drones, dont une partie aurait été interceptée. Des alertes aériennes ont été déclenchées sur l’ensemble du territoire. À Kiev, plusieurs séries d’explosions ont été entendues au petit matin.
Les autorités ukrainiennes ont évoqué l’usage de missiles balistiques et des frappes coordonnées. Des bombardements ont également été signalés dans le Donbass, notamment à Kramatorsk, décrite comme la dernière grande ville de la région encore sous contrôle ukrainien.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir un bilan exhaustif des dégâts matériels. Les autorités russes n’ont pas communiqué publiquement sur ces frappes dans les éléments rapportés.
Veto annoncé de la Hongrie sur les sanctions européennes
Parallèlement aux frappes, la Hongrie a annoncé son intention de bloquer l’adoption du vingtième train de sanctions européennes contre la Russie. Ce paquet devait être soumis au vote des États membres de l’Union européenne.
En matière de politique étrangère et de sécurité commune, l’adoption de sanctions européennes requiert l’unanimité des États membres. Le veto d’un seul pays suffit donc à empêcher l’entrée en vigueur d’un nouveau dispositif.
« L’expression “nous bloquerons” est reprise à l’identique dans plusieurs titres relatifs au veto hongrois. »
La Hongrie et la Slovaquie menacent depuis plusieurs jours Kiev de mesures de rétorsion si l’oléoduc Droujba, qui traverse l’Ukraine depuis la Russie, n’est pas remis en marche. Cet oléoduc assure l’acheminement de pétrole russe vers plusieurs pays d’Europe centrale.
Des responsables français ont réagi publiquement à l’annonce du veto. Une réunion des États membres est prévue afin d’examiner la situation.
Déclarations diplomatiques et séquence anniversaire
À deux jours du quatrième anniversaire de l’invasion russe, plusieurs responsables politiques européens ont pris position sur l’évolution du conflit. Le ministre français des Affaires étrangères a évoqué le bilan du conflit quatre ans après le déclenchement des hostilités.
Le pape a lancé un appel à la paix dans une déclaration distincte. Ces prises de position interviennent dans un contexte de poursuite des opérations militaires et de débats sur l’efficacité des sanctions européennes.
La simultanéité entre les frappes massives et la discussion sur un nouveau paquet de sanctions souligne l’importance de la séquence diplomatique au sein de l’Union européenne.
Sanctions européennes et poursuite des hostilités
À ce stade, les frappes russes ont été confirmées par les autorités ukrainiennes, avec un bilan humain partiel et des chiffres précis concernant les missiles et drones utilisés. Le vingtième paquet de sanctions européennes doit être examiné par les États membres dans un cadre où l’unanimité est requise.
La Hongrie maintiendra-t-elle son veto lors du vote formel des sanctions ? Les frappes récentes entraîneront-elles une adaptation du calendrier ou du contenu des mesures européennes en discussion ?