Le juge d’instruction chargé du dossier a ordonné le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour viol. Les faits reprochés remontent à février 2023. Ils concernent une jeune femme âgée de 24 ans au moment des faits. Achraf Hakimi, international marocain et défenseur du Paris Saint-Germain, conteste toute agression.
La cour criminelle départementale est composée de magistrats professionnels. Elle juge les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion, sans jury populaire. Le parquet de Nanterre avait requis, en août 2025, le renvoi du joueur devant cette juridiction. Le juge d’instruction a suivi ces réquisitions.
« Les titres alternent entre “renvoyé en procès” et “va être jugé”, pour désigner la même décision de renvoi. »
Une information judiciaire ouverte après des déclarations en commissariat
Fin février 2023, la plaignante s’est rendue dans un commissariat du Val-de-Marne. Elle y a déclaré avoir été violée, sans déposer plainte à ce stade. Une enquête a été ouverte à la suite de ces déclarations.
En mars 2023, Achraf Hakimi a été mis en examen pour viol. La mise en examen est une décision prise par un juge d’instruction. Elle intervient lorsqu’il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation d’une personne à une infraction.
Le joueur a été placé sous contrôle judiciaire. Ce dispositif permet à une personne mise en examen de rester libre, sous réserve de respecter certaines obligations fixées par le juge, comme des restrictions de contact ou de déplacement. L’enquête s’est poursuivie sous la direction du juge d’instruction.
Le renvoi intervient à l’issue de la phase d’instruction. Il signifie que le magistrat estime les charges suffisantes pour qu’un jugement ait lieu.
Déclarations de la défense et qualification des faits
L’avocate du joueur a annoncé la décision de renvoi. De son côté, Achraf Hakimi a déclaré attendre l’audience « avec calme », en affirmant que celle-ci permettra « que la vérité éclate publiquement ». Il a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
La qualification retenue est celle de viol, qui constitue un crime en droit pénal français. Elle suppose la caractérisation d’un acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace ou surprise. La cour criminelle départementale est compétente pour juger ce type d’infraction.
« La mention de février 2023 comme date des faits est reprise de manière quasi systématique dans les articles. »
Aucune date d’audience n’a été rendue publique à ce stade. Le renvoi ouvre la phase préparatoire au jugement, au cours de laquelle les parties peuvent encore déposer des demandes ou contester certains éléments de procédure.
Une procédure désormais tournée vers le procès
Le renvoi devant la cour criminelle marque la fin de la phase d’instruction et l’ouverture d’un jugement à venir. Les charges ont été jugées suffisantes pour être examinées par une juridiction criminelle composée de magistrats professionnels.
La date d’audience et le calendrier précis ne sont pas encore connus. Des recours procéduraux seront-ils déposés avant l’audience ? Quels éléments de preuve seront débattus devant la cour lors du jugement ?